Akhsar al-Mukhtasarat - Tabat RakaizIbn Balban al-Hanbali

— Aucun acte d’adoration accompli au moyen de ce bien ne l’est non plus.

— En cas de désaccord sur le bien détruit, sa quantité ou ses caractéristiques, c’est la parole du spoliateur qui fait foi.

— En revanche, s’agissant de sa restitution ou d’un défaut qui l’affectait, c’est la parole de son propriétaire qui fait foi.

— Celui qui détient un bien spolié, ou tout autre bien, sans en connaître le propriétaire peut le donner en aumône au nom de ce dernier, tout en s’engageant à l’indemniser s’il se manifeste.

— Le péché de la spoliation est alors effacé.

— Quiconque détruit — même par inadvertance — un bien juridiquement protégé en répond.

— Si quelqu’un attache un animal dans une voie étroite (1), il répond dans tous les cas de tout dommage causé par celui-ci (2).

— Si l’animal est sous la maîtrise d’un cavalier, de celui qui le mène par la bride ou de celui qui le conduit de l’arrière, cette personne répond des dommages causés par la partie antérieure de l’animal, ainsi que de ceux qu’il occasionne en foulant quelque chose de sa patte arrière.

(1) Dans le manuscrit (ba), le mot « étroite » a été biffé. (2) Le texte de l’auteur implique que celui qui attache un animal dans une voie large ne répond pas des dommages causés par celui-ci. C’est l’une des versions rapportées au sein de l’école ; elle ressort de l’avis affirmé catégoriquement dans Al-Wajiz et a été privilégiée dans les deux Al-Riaya ainsi que dans Al-Hawi al-Saghir. Voir : Al-Insaf, 6/221. En revanche, selon Al-Iqna et Al-Muntaha — et c’est l’avis expressément rapporté —, sa responsabilité est engagée.
- وَلَا عِبَادَةٌ. - وَالقَوْلُ فِي تَالِفٍ، وَقَدْرِهِ، وَصِفَتِهِ: قَوْلُهُ. - وَفِي رَدِّهِ، وَعَيْبٍ فِيهِ: قَوْلُ رَبِّهِ. - وَمَنْ بِيَدِهِ غَصْبٌ، أَوْ غَيْرُهُ، وَجَهِلَ رَبَّهُ: - فَلَهُ الصَّدَقَةُ بِهِ عَنْهُ بِنِيَّةِ الضَّمَانِ. - وَيَسْقُطُ إِثْمُ غَصْبٍ. - وَمَنْ أَتْلَفَ -وَلَوْ سَهْواً- مُحْتَرَماً: ضَمِنَهُ. - وَإِنْ رَبَطَ دَابَّةً بِطَرِيقٍ ضَيِّقٍ (١): ضَمِنَ مَا أَتْلَفَتْهُ مُطْلَقاً (٢). - وَإِنْ كَانَتْ بِيَدِ رَاكِبٍ، أَوْ قَائِدٍ، أَوْ سَائِقٍ: ضَمِنَ جِنَايَةَ مُقَدَّمِهَا، وَوَطْأَهَا بِرِجْلِهَا.
(١) في (ب) شُطب على ضيق. (٢) مفهوم كلام الماتن: أنه إن ربط الدابة في طريق واسع فلا ضمان عليه، وهي رواية في المذهب، وهو ظاهر ما جزم به في الوجيز، وقدمه في الرعايتين، والحاوي الصغير. ينظر: الإنصاف ٦/ ٢٢١ والذي في الإقناع والمنتهى، وهو المنصوص: أن عليه الضمان.

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