Akhsar al-Mukhtasarat - Tabat RakaizIbn Balban al-Hanbali

— S’il le mélange à un autre bien dont il ne peut plus être distingué, ou s’il teint l’étoffe, ils en deviennent copropriétaires à hauteur de la part appartenant à chacun (1).

— Si la valeur du bien diminue, il répond de la moins-value.

Chapitre

— Celui qui achète un terrain, y effectue des plantations ou y bâtit, puis découvre qu’il appartient légitimement à autrui (2), peut, si les plantations sont arrachées ou la construction démolie, réclamer au vendeur tout ce qu’il a dû débourser.

— Si le spoliateur donne le bien à manger à quelqu’un qui sait qu’il a été spolié, c’est celui qui l’a consommé qui en répond.

— Un bien fongible doit être remplacé par son équivalent, et tout autre bien par sa valeur.

— Il est interdit au spoliateur de disposer du bien spolié.

— Aucun contrat portant sur ce bien n’est valide.

(1) L’auteur affirme explicitement que les deux hommes deviennent copropriétaires à proportion de leurs biens respectifs, ce qui concorde avec la formulation de Zad al-Mustaqni. Al-Muqni, Al-Insaf, Al-Iqna, Al-Muntaha et d’autres ouvrages emploient la formule : « Il doit lui en remettre l’équivalent, prélevé sur le mélange. » La manière dont al-Buhuti procède dans Al-Rawd al-Murbi laisse entendre qu’il existe une différence entre les deux formulations ; c’est pourquoi il interprète autrement celle du texte de Zad al-Mustaqni. À l’inverse, la manière dont al-Mardawi et al-Hajjawi procèdent dans Al-Iqna laisse entendre qu’elles ont le même sens. Il apparaît que leur sens est effectivement identique. Toutefois, la formule « Il doit lui en remettre l’équivalent, prélevé sur le mélange » est plus précise. En effet, dire qu’ils sont copropriétaires à proportion de leurs biens respectifs implique de vendre le mélange, puis d’attribuer à chacun la part du prix correspondant à sa quote-part afin de restituer au propriétaire ce qui lui a été spolié. En revanche, la seconde formule signifie que le spoliateur doit lui remettre, à partir du mélange, l’équivalent du bien spolié, et non vendre le mélange pour lui en verser la valeur. (2) Dans les manuscrits (ba) et (dal), on lit : « puis il s’avère que celle-ci appartient légitimement à autrui ».
- وَإِنْ خَلَطَهُ بِمَا لَا يَتَمَيَّزُ، أَوْ صَبَغَ الثَّوْبَ: فَهُمَا شَرِيكَانِ بِقَدْرِ مِلْكَيْهِمَا (١). - وَإِنْ نَقَصَتِ القِيمَةُ: ضَمِنَ. فَصْلٌ - وَمَنِ اشْتَرَى أَرْضاً فَغَرَسَ، أَوْ بَنَى، ثُمَّ اسْتُحِقَّتْ (٢)، وقُلِعَ ذَلِكَ: رَجَعَ عَلَى بَائِعٍ بِمَا غَرِمَهُ. - وَإِنْ أَطْعَمَهُ لِعَالِمٍ بِغَصْبِهِ: ضَمِنَ آكِلٌ. - وَيُضْمَنُ مِثْلِيٌّ: بِمِثْلِهِ، وَغَيْرُهُ: بِقِيمَتِهِ. - وَحَرُمَ تَصَرُّفُ غَاصِبٍ بِمَغْصُوبٍ. - وَلَا يَصِحُّ عَقْدٌ.
(١) صرح المصنف: أنهما شريكان بقدر ملكيهما، وهو موافق لما في زاد المستقنع. وعبارة المقنع والإنصاف والإقناع والمنتهى وغيرهم: (يلزمه مثله منه)، وظاهر صنيع البهوتي في الروض المربع أن بينهما فرقًا، ولذا صرف عبارة متن الزاد، وظاهر صنيع المرداوي والحجاوي في الإقناع أن معناهما واحد. والذي يظهر: أن المعنى واحد، إلا أن عبارة: (يلزمه مثله منه) أدق في التعبير؛ لأن القول بأنهما شريكان بقدر ملكيهما تكون بإرجاع المغصوب لمالكه ببيع المختلط وإعطاء كل واحد بقدر حصته، وأما القول بأنه يلزمه مثله منه، فالمراد إعطاؤه مثل المغصوب من المختلط، وليس بيعه وإعطاءه قيمته. (٢) في (ب) و (د): ثم وجدت مستحقة.

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