[B] Le second type est le contrat portant sur une prestation à fournir relativement à une chose déterminée ou définie par ses caractéristiques.
— Il est soumis aux conditions suivantes :
[1] que l’étendue de la prestation soit déterminée par la tâche ou par la durée, comme dans le cas de la construction d’une maison ou de travaux de couture.
— La tâche ou la durée doit être connue et précisément délimitée.
[2] que le prestataire soit un être humain juridiquement capable ;
[3] que la tâche ne soit pas de celles dont l’accomplissement est réservé à un musulman en tant qu’acte de dévotion.
— Il incombe au bailleur de fournir tout ce que consacrent l’usage et la coutume, comme la longe (1) d’une monture, ainsi que d’assurer l’arrimage, le chargement et le déchargement.
— Il incombe au locataire de fournir les équipements tels qu’un palanquin (2) et un dais (3), et de vidanger notamment un puisard (4), s’il l’a reçu vide ; le bailleur doit, quant à lui, le lui remettre dans cet état.
(1) Il est dit dans Al-Mutli (p. 319) : « Zimam, avec un i après le z, désigne le cordon fixé à l’anneau nasal de la monture, auquel on attache ensuite la longe. Al-Jawhari précise que cette longe peut elle-même être appelée zimam ; c’est ce sens qui est visé ici, car le locataire ne saurait tirer profit du seul cordon fixé à l’anneau nasal. »
(2) Il est dit dans Al-Mutli (p. 207) : « Mahmil se vocalise comme majlis ; c’est ainsi qu’al-Jawhari le vocalise. Notre maître rapporte la vocalisation inverse dans son ouvrage Al-Muthallath. Il s’agit d’un palanquin installé sur un chameau et dans lequel on prend place. »
(3) Il est dit dans Al-Sihah (5/1756) : « Mizalla, avec un i initial, désigne une grande tente faite d’étoffe de poil. »
(4) Il est dit dans Al-Mutli (p. 319) : « Ibn Durustawayh affirme que ce puisard est appelé bâlou’a, sur le schème fâ’oula, ou balou’a, sur le schème fa’oula, parce qu’il engloutit les eaux. Ces deux formes ont respectivement pour pluriels bawâli’ et bâli’. Al-Mutarriz indique dans son commentaire qu’on l’appelle également balouqa, dont le pluriel est balâlîq. Il ajoute que les formes ballâ’a et ballâqa sont aussi attestées, sur le schème de ’allâma. Al-Jawhari dit : “Bâlou’a désigne une ouverture située au centre de la maison ; il en va de même de balou’a.” Le terme possède donc cinq variantes. »