il formule une recommandation méthodologique destinée à guider l’enseignant et l’étudiant dans l’étude de l’école hanbalite : « Le devoir religieux qui incombe à l’enseignant, lorsqu’il veut instruire des débutants, est de leur faire étudier en premier lieu Akhsar al-mukhtaṣarât ou al-ʿUmda du cheikh Manṣūr. » (1)
La place qu’occupe cet abrégé auprès des juristes hanbalites tardifs ressort également des propos tenus à son sujet par les savants éminents parmi eux.
Al-Amîn al-Muḥibbî (m. 1111 H) dit ainsi dans Khulâṣat al-athar : « Il a composé, dans son école juridique, un abrégé de petit volume et d’une grande utilité. »
ʿAbd al-Raḥmân ibn ʿAbd Allâh al-Baʿlî (m. 1192 H) dit au sujet d’Akhsar al-mukhtaṣarât : « Il jouit du meilleur accueil et procure un immense profit à celui qui désire apprendre. » (2)
Le cheikh ʿUthmân ibn ʿAbd Allâh ibn Jâmiʿ al-Najdî al-Ḥanbalî (m. 1240 H) a dit : « Lorsque j’ai pris connaissance de l’ouvrage intitulé Akhsar al-mukhtaṣarât, de l’imam et savant accompli Muḥammad al-Balbânî al-Ḥanbalî — qu’Allah l’élève en degrés —, j’ai constaté que, malgré son extrême concision, il renfermait la plupart des grandes questions juridiques et qu’aucun étudiant en sciences religieuses ne pouvait se dispenser de le mémoriser. » (3)
Et l’érudit ʿAbd al-Qâdir ibn Badrân al-Ḥanbalî (m. 1346 H), évoquant