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Chapitre
— Tout bien dont la vente est valide peut faire l’objet d’un prêt, à l’exception des êtres humains.
— Il est obligatoire de restituer l’équivalent :
— des monnaies divisionnaires ;
— des biens mesurés en volume ou au poids.
— Si cet équivalent est introuvable, il faut en acquitter la valeur au jour où il est devenu introuvable. Pour les autres biens, c’est leur valeur au jour de leur réception qui est due (1).
— Toute condition procurant un avantage est interdite.
— Mais si l’emprunteur rembourse avec un bien de meilleure qualité (2), ou s’il offre au prêteur un cadeau après le remboursement, sans que cela ait été stipulé, il n’y a aucun mal à cela.
(1) L’expression « au jour de sa réception » est absente du manuscrit B.
Les propos de l’auteur impliquent que, lorsqu’un bien non fongible vient à manquer, l’emprunteur doit toujours en acquitter la valeur au jour où il l’a reçu, que ce bien puisse ou non faire l’objet d’une vente salam. L’auteur suit en cela al-Iqna'.
Al-Tanqih, ainsi qu’al-Muntaha qui l’énonce explicitement, retiennent toutefois la distinction suivante : si le bien ne peut faire l’objet d’une vente salam, sa valeur au jour de sa réception est due ; s’il peut en faire l’objet, c’est sa valeur au jour du prêt qui est due. Il est dit dans al-Insaf (5/129) : « C’est l’avis catégoriquement retenu dans al-Mughni, al-Sharh, al-Kafi, al-Furu' et d’autres ouvrages. »
(2) Cette formulation implique qu’un supplément en quantité n’est pas permis. C’est également ce qui ressort d’al-Tanqih, d’al-Muntaha et d’al-Ghaya, qui n’autorisent qu’une amélioration de la qualité, à l’exclusion de toute augmentation de quantité. Il est dit dans al-Muntaha : « Ou si l’emprunteur rembourse avec un bien meilleur. » Al-Bahuti précise dans son commentaire (2/102) : « C’est-à-dire meilleur que ce qu’il a reçu ; cela est permis, par exemple en rendant des pièces intactes à la place de pièces brisées, ou une monnaie ou une frappe de meilleure qualité que celle empruntée. Il en va de même s’il restitue un type de bien meilleur que celui qu’il a reçu, ou un poids légèrement supérieur lors d’un remboursement en or ou en argent. »
Al-Iqna' autorise cependant explicitement aussi l’augmentation de quantité. Il est dit dans Kashshaf al-Qina' (8/143) : « Ou si l’emprunteur rembourse davantage que ce qu’il avait emprunté, cela est permis. L’auteur d’al-Fusul dit : “Quant à l’or et à l’argent, un léger excédent de poids lors du remboursement est toléré.” Fin de citation. L’auteur d’al-Mubdi' dit : “Si le remboursement comporte un supplément — par exemple, s’il lui prête un dirham et que celui-ci lui rend davantage —, cela n’est pas permis, car il s’agit d’usure.” Dans al-Mughni et al-Kafi, il est expressément affirmé que l’augmentation en quantité comme en qualité est permise, en raison du récit rapporté. »
فَصْلٌ
- وَكُلُّ مَا صَحَّ بَيْعُهُ صَحَّ قَرْضُهُ، إِلَّا بَنِي آدَمَ.
- وَيَجِبُ رَدُّ مِثْلِ:
- فُلُوسٍ.
- وَمَكِيلٍ وَمَوْزُونٍ.
- فَإِنْ فُقِدَ: فَقِيمَتُهُ يَوْمَ فَقْدِهِ، وَقِيمَةُ غَيْرِهَا يَوْمَ قَبْضِهِ (١).
- وَيَحْرُمُ كُلُّ شَرْطٍ يَجُرُّ نَفْعاً.
- وَإِنْ وَفَّاهُ أَجْوَدَ (٢)،
أَوْ أَهْدَى إِلَيْهِ هَدِيَّةً بَعْدَ وَفَاءٍ بِلَا شَرْطٍ: فَلَا بَأْسَ.
(١) قوله: (يوم قبضه) سقطت من (ب).
مفهوم كلام المؤلف: أنه إن فُقد غير المثلي يلزم المقترض القيمة يوم قبضه مطلقًا، صح السلم فيه أو لم يصح، وتبع في ذلك ما في الإقناع.
والذي في التنقيح، وصرح به في المنتهى: أنه إن كان مما لا يصح السلم فيه فتلزمه القيمة يوم قبضه، وإن كان مما يصح السلم فيه فتلزمه القيمة يوم قرضه، وقال في الإنصاف (٥/ ١٢٩): (جزم به في المغني والشرح والكافي والفروع وغيرهم).
(٢) مفهومه: أنه لا تجوز الزيادة في القدر، وهو مفهوم ما في التنقيح والمنتهى والغاية من جواز الزيادة في الصفة فقط دون الزيادة في القدر، قال في المنتهى: (أو قضى مقترض خيرًا منه)، وقال البهوتي في شرحه (٢/ ١٠٢): (أي: مما أخذه جاز؛ كصحاح عن مكسرة، أو أجود نقدًا، أو سكة مما اقترض، وكذا رد نوع خيرًا مما أخذه، أو أرجح يسيرًا في قضاء ذهب أو فضة).
وصرح في الإقناع بجواز الزيادة في القدر أيضاً، قال في الكشاف (٨/ ١٤٣): ((أو قضى) المقترض (أكثر) مما اقترضه؛ جاز، قال في الفصول: وأما الذهب والفضة فيعفى فيهما عن الرجحان في القضاء إذا كان يسيرًا. انتهى، وقال في المبدع: وإن كان زيادة في القضاء بأن يقرضه درهمًا فيعطيه أكثر منه لم يجز؛ لأنه ربا، وصرح في المغني والكافي: بأن الزيادة في القدر والصفة جائزة؛ للخبر).