Akhsar al-Mukhtasarat - Tabat RakaizIbn Balban al-Hanbali

[2] ses constructions.

[3] Elle n’englobe ni les cultures ni leurs semences, sauf stipulation expresse ; la vente demeure valable même si l’on ne connaît pas précisément ces éléments.

— Pour ce qui peut être coupé ou cueilli à plusieurs reprises :

— les pieds appartiennent à l’acheteur ;

— la production déjà apparente et destinée à la prochaine coupe ou cueillette appartient au vendeur, à moins que l’acheteur ne la stipule à son profit (1).

— Lorsqu’une personne vend des palmiers dont les spathes se sont ouvertes, les fruits lui appartiennent et sont laissés sur les arbres jusqu’à la récolte (2), à moins que l’acheteur ne stipule qu’ils lui reviendront.

— Il en va de même pour tout arbre ou arbuste qui porte un fruit apparent, ou dont la production a émergé de la fleur (3), comme chez l’abricotier (4), ou de son enveloppe (5), comme chez le rosier et le cotonnier.

— Ce qui en est encore à un stade antérieur, ainsi que les feuilles dans tous les cas, appartient à l’acheteur.

(1) Dans B : yashtarituhu (« il le stipule »). (2) Il est dit dans Tahrir Alfaz al-Tanbih (p. 177) : « Al-jadad admet les prononciations jadad et jidad ; il se prononce également avec dh au lieu de d, selon l’auteur d’Al-Muhkam. La variation entre a et i vaut aussi pour hasad/hisad, qataf/qitaf et saram/siram. » (3) Il est dit dans Al-Muttali' (p. 292) : « Al-nawr, avec un a après le n, désigne toute fleur, quelle que soit sa couleur. Selon un autre avis, nawr désigne la fleur blanche et zahr la fleur jaune. » (4) Il est dit dans Al-Muttali' (p. 292) : « Mishmish (« abricot ») se prononce avec un i après chacun des deux m ; Abu Ubayda rapporte également la prononciation mashmash. » (5) Akmam est le pluriel de kimm. Prononcé avec un i, kimm désigne l’enveloppe de l’inflorescence et ce qui recouvre la fleur ; prononcé kumm, avec un u, il désigne la manche du vêtement par laquelle passe la main. Voir Al-Sihah, 5/2024, et Al-Qamus al-Muhit, p. 1155.
[٢] وَبِنَاءَهَا. [٣] لَا زَرْعاً، وَبَذْرَهُ إِلَّا بِشَرْطٍ، وَيَصِحُّ مَعَ جَهْلِ ذَلِكَ. - وَمَا يُجَزُّ أَوْ يُلْقَطُ مِرَاراً: - فَأُصُولُهُ: لِمُشْتَرٍ. - وَجَزَّةٌ وَلَقْطَةٌ ظَاهِرَتَانِ: لِبَائِعٍ، مَا لَمْ يَشْرِطْهُ (١) مُشْتَرٍ. - وَمَنْ بَاعَ نَخْلاً تَشَقَّقَ طَلْعُهُ: فَالثَّمَرُ لَهُ مُبَقًّى إِلَى جَدَادٍ (٢)، مَا لَمْ يَشْرِطْهُ مُشْتَرٍ. - وَكَذَا حُكْمُ شَجَرٍ فِيهِ ثَمَرٌ بادٍ، أَوْ ظَهَرَ مِنْ نَوْرِهِ (٣)؛ كَمِشْمِشٍ (٤)، أَوْ خَرَجَ مِنْ أَكْمَامِهِ (٥)؛ كَوَرْدٍ وَقُطْنٍ. - وَمَا قَبْلَ ذَلِكَ، وَالوَرَقُ مُطْلَقاً: لِمُشْتَرٍ.
(١) في (ب): يشترطه. (٢) قال في تحرير ألفاظ التنبيه (ص ١٧٧): (الجداد: بفتح الجيم وكسرها، وبالدال المهملة والمعجمة، حكاها صاحب المحكم، وكذلك الحصاد والقطاف والصرام كله). (٣) قال في المطلع (ص ٢٩٢): (النَّوْر: بفتح النون: الزهر على أي لون كان، وقيل: النَّور: ما كان أبيض، والزهر: ما كان أصفر). (٤) قال في المطلع (ص ٢٩٢): (المِشْمِش: هو بكسر الميمين، ونقل فتحهما عن أبي عبيدة). (٥) جمع كم، والكِمُّ: بالكسر: وعاءُ الطلع وغطاء النَّوْرِ، وأما بالضم: فمدخل اليد ومخرجها من الثوب. ينظر: الصحاح ٥/ ٢٠٢٤، القاموس المحيط ١١٥٥.

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