Et Ibn al-Rûmî a dit (1) :
« Un cœur qui se penche sur ses pensées (2),
une main par laquelle les affaires se mènent,
et une âme dont le seul divertissement est la fatigue. »
Muslim rapporte dans son Ṣaḥîḥ (3) : « Yahyâ ibn Abî Kathîr a dit : “On n’acquiert pas la science dans la mollesse du corps.” »
Il ne fait aucun doute, pour tout esprit sensé, que la plénitude du repos est proportionnelle à la fatigue consentie, et que la perfection du bonheur est à la mesure des difficultés supportées pour l’atteindre. Le repos, la jouissance et la félicité purs n’appartiennent qu’à la Demeure de la Paix ; dans la demeure d’ici-bas, jamais – pas encore.
Par cette distinction, la controverse s’efface et la question redevient matière de consensus.
Section
Quant à la seconde question – celle d’un acte dont l’intérêt et le préjudice seraient à parts égales –, on a divergé sur son existence même et sur la manière de le juger : certains en ont affirmé l’existence, d’autres l’ont niée.
La réponse est que cette catégorie n’existe pas, bien que la classification logique puisse la faire apparaître. Plus précisément : soit sa réalisation est préférable pour l’agent, et l’intérêt l’emporte ; soit son abandon l’est, et c’est alors le préjudice qui prévaut.
Quant à un acte dont la réalisation serait préférable en raison de l’intérêt qu’il procure, tandis que son omission le serait en raison du préjudice qu’il entraîne,