Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et son adepte est à la mesure de l’entourage qui l’accompagne (1) ; qu’il se lève quelqu’un pour l’en détourner, il n’aurait aucune peine à s’en détacher.

L’essentiel est que, lorsque les esprits de l’élite de la communauté, son noyau le plus pur, ont contemplé la beauté, la majesté et la perfection de cette religion, et reconnu la laideur, l’imperfection et la bassesse de tout ce qui lui est opposé, la foi en elle et l’amour qu’ils lui vouent se sont intimement mêlés à l’allégresse de leurs cœurs. Ainsi, si l’un d’eux avait à choisir entre être précipité dans le feu et adopter une autre religion, il préférerait être jeté dans le feu, même coupé membre après membre, plutôt que d’en choisir une autre.

Cette catégorie d’hommes a les pieds fermement établis dans la foi ; ils sont les plus éloignés de l’apostasie et les plus dignes de demeurer constants jusqu’au Jour où ils rencontreront Allah. C’est d’eux qu’Héraclius demanda à Abû Sufyân : « L’un d’eux renonce-t-il jamais à sa religion par dépit ? » Il répondit : « Non. » Et l’empereur conclut : « De même, lorsque la foi se mêle à la joie des cœurs, nul ne la rejette. » (2)

En somme, ceux qui embrassent l’islam et concluent, de sa beauté et de sa perfection, qu’il vient d’Allah — qu’il s’agit bien de la religion d’Allah et qu’il est impossible qu’elle émane d’un autre — constituent l’élite de la création. Quant aux négateurs, ils se sont eux-mêmes fermé cette voie ; il leur est donc impossible de l’emprunter.

Section

Pour clarifier pleinement cette question, il faut l’aborder sous deux aspects :

  1. les actes, en particulier, et leurs degrés (3) de beauté et de laideur ;
  2. l’ensemble des créatures, de façon générale, et leurs degrés de bien et de mal.
(1) Dans le manuscrit T, on lit : « yaqtaribu minhu » (« il s’en approche »). (2) Sa chaîne de transmission sera citée un peu plus loin. (3) Les copies de base portent « maratibiha » (« ses degrés »), mais l’édition retenue suit le manuscrit Ṭ.
يقترنُ به (١)، فلو قُيِّض له من يخرجه عنه لم يكن عليه كُلْفةٌ في الانتقال عنه. والمقصودُ أنَّ خواصَّ الأمَّة ولُبابها لمَّا شَهِدَت عقولهم حُسْنَ هذا الدَّين وجلالتَه وكماله، وشَهِدَت قُبْحَ ما خالفه ونقصَه ورداءته، خالط الإيمانُ به ومحبتُه بشاشةَ قلوبهم، فلو خُيِّر بين أن يُلْقى في النَّار وبين أن يختار دينًا غيره لاختار أن يُقْذَف في النَّار، ويقطَّع أعضاءً، ولا يختار دينًا غيره. وهذا الضربُ من النَّاس هم الذين استقرَّت أقدامُهم في الإيمان، وهم أبعدُ النَّاس عن الارتداد عنه، وأحقُّهم بالثَّبات عليه إلى يوم لقاء الله، ولهذا قال هرقلُ لأبي سفيان: أيرتدُّ أحدٌ منهم عن دينه سَخْطةً له؟ قال: لا. قال: فكذلك الإيمانُ إذا خالط بشاشةَ القلوب لا يَسْخَطُه أحد (٢). والمقصودُ أنَّ الدَّاخلين في الإسلام، المستدلِّين على أنه من عند الله لحُسْنه وكماله، وأنه دينُ الله الذي لا يجوز أن يكون من عند غيره، هم خواصُّ الخلق، والنُّفاة سَدُّوا على أنفسهم هذا الطَّريق فلا يمكنُهم سلوكُه. فصل وتحقيقُ هذا المقام بالكلام في مقامين: أحدهما: الأعمال خصوصًا ومراتبها (٣) في الحُسْن والقُبح. الثَّاني: في الموجودات عمومًا ومراتبها في الخير والشرِّ.
(١) (ت): «يقترب منه». (٢) تقدم تخريجه قريبًا. (٣) في الأصول: «مراتبها». والمثبت من (ط).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies