et son adepte est à la mesure de l’entourage qui l’accompagne (1) ; qu’il se lève quelqu’un pour l’en détourner, il n’aurait aucune peine à s’en détacher.
L’essentiel est que, lorsque les esprits de l’élite de la communauté, son noyau le plus pur, ont contemplé la beauté, la majesté et la perfection de cette religion, et reconnu la laideur, l’imperfection et la bassesse de tout ce qui lui est opposé, la foi en elle et l’amour qu’ils lui vouent se sont intimement mêlés à l’allégresse de leurs cœurs. Ainsi, si l’un d’eux avait à choisir entre être précipité dans le feu et adopter une autre religion, il préférerait être jeté dans le feu, même coupé membre après membre, plutôt que d’en choisir une autre.
Cette catégorie d’hommes a les pieds fermement établis dans la foi ; ils sont les plus éloignés de l’apostasie et les plus dignes de demeurer constants jusqu’au Jour où ils rencontreront Allah. C’est d’eux qu’Héraclius demanda à Abû Sufyân : « L’un d’eux renonce-t-il jamais à sa religion par dépit ? » Il répondit : « Non. » Et l’empereur conclut : « De même, lorsque la foi se mêle à la joie des cœurs, nul ne la rejette. » (2)
En somme, ceux qui embrassent l’islam et concluent, de sa beauté et de sa perfection, qu’il vient d’Allah — qu’il s’agit bien de la religion d’Allah et qu’il est impossible qu’elle émane d’un autre — constituent l’élite de la création. Quant aux négateurs, ils se sont eux-mêmes fermé cette voie ; il leur est donc impossible de l’emprunter.
Section
Pour clarifier pleinement cette question, il faut l’aborder sous deux aspects :
- les actes, en particulier, et leurs degrés (3) de beauté et de laideur ;
- l’ensemble des créatures, de façon générale, et leurs degrés de bien et de mal.