ni du croyant l’égal du corrupteur sur terre ; cela montre que ce jugement est, en lui-même, odieux, et qu’Allah, exalté soit-Il, est bien au-dessus de l’accomplir.
• Dans le même ordre d’idées figure encore Son blâme, qu’Il soit glorifié, à l’encontre de ceux qui admettent qu’Il puisse laisser Ses serviteurs livrés à eux-mêmes, sans leur prescrire ni interdiction, sans récompense ni châtiment. Une telle supposition est nulle et Allah s’en trouve exalté, car elle contredit Sa sagesse et Sa perfection.
Il dit : « L’homme s’imagine-t-il qu’on le laissera sans obligation ? » [Al-Qiyâmah : 36].
Ash-Shâfiʿî ﵁ a commenté : « c’est-à-dire : abandonné, sans ordre ni interdiction » (1). D’autres ont dit : « sans récompense ni sanction » (2).
Les deux explications se rejoignent, car la récompense et le châtiment constituent la finalité même de l’ordre et de l’interdiction. Allah, exalté soit-Il, les a créés pour qu’ils se soumettent à Ses commandements ici-bas et pour qu’Il les rétribue dans l’au-delà. Il réprouve donc quiconque prétendrait qu’Il laisserait l’humanité sans but, et Il le fait d’une manière qui inscrit déjà, dans la raison, l’aversion et la réprobation d’un tel postulat, tant il est indigne d’être attribué au plus Sage des juges.
Il en va de même de Sa parole : « Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés en vain et que vous ne seriez pas ramenés à Nous ? Qu’Allah, le Souverain véritable, soit exalté ! Nulle divinité en dehors de Lui, Seigneur du Trône sublime » [Al-Muʾminûn : 115-116]. Ainsi, Il se glorifie et Se tient à distance d’une telle conjecture, car elle répugne à Sa sagesse, à Sa royauté et à Sa divinité.
Ne vois-tu pas comme la raison atteste clairement la véracité de Sa religion, de Sa législation, de Sa récompense et de Son châtiment ? Cela prouve que la résurrection est établie par la raison tout autant que par la révélation ; de même, Sa religion, Ses prescriptions et le message qu’Il a confié à Ses envoyés sont saisis par l’intellect dans leur globalité, puis l’on a su