l’objet d’adoration. Cela montre qu’il est, d’un point de vue rationnel, absolument impossible qu’Allah institue jamais l’adoration d’un autre que Lui, et que, s’il se trouvait avec Lui une divinité qu’on adore en dehors de Lui, les cieux et la terre seraient voués à la ruine.
La laideur du culte rendu à autre que Lui est inscrite dans les dispositions naturelles et dans les intelligences, même sans qu’une interdiction explicite (1) n’ait été révélée. La raison atteste qu’il s’agit là de l’abomination suprême, et qu’il est exclu qu’Allah la prescrive un jour ; le salut de l’univers tient à ce qu’Allah, Lui seul, soit adoré, alors que sa corruption et sa perte résident dans l’adoration, fût-ce partielle, d’une autre entité à Ses côtés. Il est donc inconcevable qu’Il légifère pour Ses serviteurs ce qui mènerait le monde à la ruine et à la perdition ; Il en est, au contraire, entièrement exalté.
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Allah a, de même, blâmé ceux qui attribuent à Sa sagesse l’égalisation de deux réalités dissemblables — telle l’assimilation des justes et des pervers. Il dit : « Allons-Nous donc traiter ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres comme ceux qui sèment la corruption sur terre ? Allons-Nous faire des pieux l’égal des pervers ? » [Ṣâd : 28]. Il dit encore : « Ceux qui se sont chargés de mauvaises actions pensent-ils que Nous les ferons égaux à ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres, qu’ils seront pareils dans la vie comme dans la mort ? Quel détestable jugement que le leur ! » [Al-Jâthiyah : 21].
Ces versets démontrent qu’un tel jugement est mauvais et odieux, et qu’Allah en est exempt. Il ne l’a pas réprouvé (2) uniquement parce qu’Il a annoncé que cela n’adviendrait jamais, mais parce qu’il s’agit, en soi, d’un jugement hideux, incompatible avec Sa sagesse, Son indépendance et Sa perfection : tous Ses actes sont fondés sur la rectitude, la justesse et la sagesse. Il ne convient donc pas qu’Il fasse du pieux l’égal de l’impie, ni du bienfaisant l’égal du malfaisant, ni du croyant l’égal du corrupteur dans