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Ne vois-tu donc pas comment Il expose la nature même (1) de ce qu’Il ordonne, en met en avant la beauté (2), se déclare au-dessus de prescrire son contraire et affirme que cela ne saurait Lui convenir, exalté soit-Il ?!
- Et Il a dit : « Et qui a une religion plus belle que celui qui remet son visage à Allah, tout en étant bienfaisant, et suit la voie d’Abraham, voué exclusivement à Allah ? Allah prit Abraham pour ami intime. » [An-Nisâ’ : 125].
Le Très-Haut prend ainsi pour preuve la beauté de la religion de l’islam – et qu’il n’en est point de plus belle – du fait (3) qu’elle implique de remettre son visage à Allah, c’est-à-dire de Lui vouer exclusivement l’intention, l’orientation et l’action. Le serviteur, ce faisant, accomplit tout ce qui est beau et s’abstient de la laideur qu’Allah réprouve ; bien au contraire, il se montre sincère envers son Seigneur et excellent dans l’adoration qu’Il aime et agrée. Par ailleurs, il suit la voie d’Abraham : aimer Allah seul, Lui consacrer la religion, et sacrifier sa personne comme ses biens pour rechercher Son agrément et Son amour.
Voilà donc un argument divin établissant que la religion de l’islam est la meilleure de toutes, parce qu’elle renferme ce que la raison trouve beau et ce dont la nature primordiale atteste ; elle a atteint le plus haut degré de perfection et de beauté.
Il s’agit là d’une preuve qui ne se réduit pas au seul commandement ; elle montre plutôt que ce qui possède de telles qualités mérite, à juste titre, d’être prescrit aux serviteurs, et qu’Il n’agrée d’eux rien d’autre. - Dans le même sens, Sa parole : « Et qui tient propos plus beau que celui qui appelle à Allah, accomplit une œuvre salutaire et dit : “Je suis, certes, du nombre des soumis” » [Fussilat : 33]. Il s’agit là d’un argument fondé sur ce qu’Allah a implanté dans les esprits et les natures, car il n’existe pour le serviteur aucune parole plus belle que celle-ci.
(1) Le manuscrit T porte : « bi-husn » ; lecture altérée.
(2) La vocalisation est empruntée au manuscrit Q ; elle fait défaut dans D ; T lit « wa yuḥassinuhu ».
(3) Les copies principales donnent « fa-innahu » ; la leçon retenue, issue de T, semble plus correcte.
أفلا تراه كيف يُخْبِرُ بجنس (١) ما يأمرُ به وبحُسْنه (٢)، وينزِّه نفسَه عن الأمر بضدِّه، وأنه لا يليقُ به تعالى؟!
* [وقال تعالى]: ﴿وَمَنْ أَحْسَنُ دِينًا مِمَّنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لِلَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ وَاتَّبَعَ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَاتَّخَذَ اللَّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلًا﴾ [النساء: ١٢٥]، فاحتجَّ سبحانه على حُسْن دين الإسلام وأنه لا شيء أحسنُ منه بأنه (٣) يتضمَّنُ إسلامَ الوجه لله، وهو إخلاصُ القصد والتوجُّه والعمل له سبحانه، والعبدُ مع ذلك محسنٌ آتٍ بكلِّ حَسَن، لا مرتكبٌ للقُبح الذي يكرهُه الله، بل هو مخلصٌ لربِّه، محسنٌ في عبادته بما يحبُّه ويرضاه، وهو مع ذلك متَّبعٌ لملَّة إبراهيم في محبَّته لله وحده، وإخلاص الدِّين له، وبَذْل النَّفس والمال في مرضاته ومحبته.
وهذا احتجاجٌ منه على أنَّ دين الإسلام أحسنُ الأديان بما تضمَّنه مما تستحسنُه العقول، وتشهدُ به الفِطر، وأنه قد بلغ الغاية القصوى في درجات الحُسْن والكمال.
وهذا استدلالٌ بغير الأمر المجرَّد، بل هو دليلٌ على أنَّ ما كان كذلك فحقيقٌ بأن يأمر به عبادَه، ولا يرضى منهم سواه.
* ومثلُ هذا قولُه تعالى: ﴿وَمَنْ أَحْسَنُ قَوْلًا مِمَّنْ دَعَا إِلَى اللَّهِ وَعَمِلَ صَالِحًا وَقَالَ إِنَّنِي مِنَ الْمُسْلِمِينَ﴾ [فصلت: ٣٣]، فهذا احتجاجٌ بما ركَّب في العقول والفِطر، لأنه لا قول للعبد أحسنُ من هذا القول.
(١) (ت): «بحسن». تحريف.
(٢) الضبط من (ق). ومهملة في (د). (ط): «ويحسنه».
(٣) في الأصول: «فإنه». والمثبت من (ط) أشبه.