entre de tels actes et la justice, la bienfaisance, la chasteté, la préservation et le fait de couvrir la nudité, tout en prétendant que la Loi ne ferait que rendre ceux-ci obligatoires et ceux-là interdits ?!
Un pareil propos, s’il était soumis à des esprits sains qui n’ont pas été corrompus (1) ni atteints par la perversion (2) de doctrines (3) dévoyées, ni par la vénération de leurs auteurs et la bonne opinion qu’on se fait d’eux, susciterait de leur part un rejet plus vigoureux encore et une attestation de fausseté plus éclatante que pour bien des évidences premières.
Allah a-t-Il jamais imprimé dans la nature d’un être doué de raison que la bienfaisance et la malfaisance, la véracité et le mensonge, la débauche et la chasteté, la justice et l’injustice, tuer des âmes et les sauver, voire se prosterner devant Allah ou devant une idole, seraient équivalents dans la réalité, sans autre distinction qu’un ordre purement formel ?! Quelle négation des vérités élémentaires pourrait être plus grave que celle-là ?!
N’en revient-on pas, en vérité, à la position de celui qui affirme qu’il n’y a aucune différence entre les excréments et l’urine, le sang et le vomi, d’une part, et le pain et la viande, l’eau et les fruits, d’autre part, que tout cela serait identique en soi et que seule l’habitude établirait la distinction ?! Quelle différence y a-t-il donc entre l’auteur de cette absurdité et l’auteur de l’autre absurdité ?! N’est-ce pas là une atteinte flagrante à la raison, au sens commun, à l’évidence, à la Loi et à la sagesse ?!
Et si, pour eux, le « bien » ne signifie rien d’autre que ce qui a été ordonné, devenu bien par le seul commandement, et le « mal » rien d’autre que ce qui a été interdit, devenu mal par la seule interdiction, quel sens resterait-il alors à la parole divine : « Il leur ordonne le bien et leur interdit le mal » (Al-A‘râf, 157) ?! Le résultat serait-il autre chose