Par ailleurs, Allah a inné chez les fils d’Adam l’instinct qui les pousse à consommer ce qui leur est profitable et à se garder de ce qui leur porte préjudice. À chaque peuple, Il a octroyé des habitudes et des usages propres pour tirer de [médicaments] les remèdes aux maladies qui les frappent, si bien qu’une grande partie des principes mêmes de la médecine provient, en définitive, des coutumes, de l’expérience et de la pratique des gens.
La sharîʿa, quant à elle, a pour fondement de faire connaître les domaines où se situent l’agrément d’Allah et Son courroux dans les actes volontaires des serviteurs. Elle repose donc sur la Révélation pure, et le besoin [qu’on en a dépasse le besoin] (1) de respirer, a fortiori celui de se nourrir et de boire ; car, au pire, l’absence d’air, de nourriture ou de boisson entraîne la mort du corps et la séparation de l’âme qui l’anime, tandis que l’absence de la sharîʿa conduit à la corruption totale de l’âme et du cœur, et à la perdition éternelle ; quelle distance entre cette ruine-là et la seule mort du corps !
Jamais les hommes n’auront besoin de quelque chose plus que de connaître ce qu’a apporté le Messager ﷺ, de le mettre en pratique, d’y convier autrui, de persévérer dessus et de combattre celui qui s’en écarte jusqu’à ce qu’il y revienne. Le monde ne saurait trouver équilibre sans cela, et nul accès au bonheur ni au suprême salut n’existe hors du passage par ce pont.
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Toutes les législations révélées, dans leurs principes essentiels – bien que différentes – s’accordent ; leur beauté est gravée dans les esprits. Si elles étaient venues sous une autre forme, elles eussent cessé d’être sages, bénéfiques (2) et miséricordieuses ; il est même inconcevable qu’elles divergent de ce qu’elles ont effectivement établi : « Si la Vérité s’était pliée à leurs passions, les cieux, la terre et ceux qui s’y trouvent auraient sombré dans la corruption » (Les Croyants, 71).