Applique donc ce même raisonnement à l’ensemble des créatures, depuis les grains de sable (1), les montagnes et les arbres, jusqu’aux dimensions et aux configurations des astres.
Puisqu’il est impossible de pénétrer ce domaine dans la création – l’explication générale et la sagesse englobante suffisent –, il en va de même pour les prescriptions : l’on sait que tout ce qu’Il ordonne renferme une sagesse parfaite. Quant aux secrets détaillés des commandements et des interdictions, l’esprit humain ne peut y accéder ; Dieu ne les dévoile qu’à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Tiens-toi donc fermement à ce principe (2).
Section (3)
Le besoin qu’ont les hommes de la sharîʿa est vital, surpassant tous leurs autres besoins, et il n’existe aucune commune mesure entre cette nécessité et celle qu’ils éprouvent pour la science médicale. Ne vois-tu pas que la majeure partie de l’humanité vit sans médecin ? On ne rencontre de praticiens que dans quelques grandes cités, tandis que l’ensemble des nomades, des villageois (4) et, plus largement, la majorité des fils d’Adam, ne recourent pas au médecin ; pourtant, leurs corps sont plus sains (5) et leur constitution plus vigoureuse que celles de ceux qui dépendent du praticien (6), et leurs espérances de vie ne sont guère différentes.