Ainsi, une fois cette vérité comprise, l’on sait que le Seigneur des mondes est le plus sage des juges, l’Omniscient, le Suffisant à Soi, le Tout-Puissant ; un Être doté de tels attributs ne s’écarte jamais, dans Ses actes ni dans Ses prescriptions, de la sagesse, de la miséricorde et de l’intérêt véritable. Quant à ce qui demeure caché aux serviteurs des aspects de Sa sagesse dans Son façonnement, Son admirable création, Son commandement et Sa législation, il leur suffit d’en avoir la connaissance (1) générale, à savoir qu’il y réside une sagesse éminente, même s’ils n’en perçoivent pas les détails ; cela relève du domaine de l’invisible que Dieu S’est réservé. Il leur suffit donc de rapporter (2) tout cela à la sagesse suprême, globale et englobante, dont ils savent qu’elle embrasse bien davantage que ce qui leur en est apparent.
Cela étant, Dieu a fondé les affaires de Ses serviteurs sur le fait de leur faire connaître les significations majeures de Sa création et de Ses ordres, sans leur dévoiler leurs fines subtilités ni leurs détails ; et cette règle vaut uniformément pour toutes choses, tant dans leurs principes que dans leurs ramifications.
Ainsi, lorsque tu vois, par exemple, deux hommes, l’un ayant une chevelure plus abondante que l’autre, ou un teint plus clair, ou un esprit plus vif, il t’est possible, au regard de la causalité selon laquelle Dieu a établi la loi de la création, de comprendre la raison pour laquelle chacun d’eux possède la particularité qui lui est propre. Il en va de même pour la diversité des formes et des apparences.
Mais si tu voulais connaître la raison précise pour laquelle, disons, la chevelure de celui-ci dépasse d’un nombre déterminé celle de l’autre, ou la raison pour laquelle Dieu l’a préféré en telle mesure et avec telle configuration particulière, ainsi que le degré exact de l’écart entre eux et sa cause, cela serait absolument impossible (3).