Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

sur ses yeux pour se protéger de l’éclair, de peur que sa vue ne soit ravie ; et son regard n’embrasse pas ce qui se trouve au-delà – la miséricorde et les causes de la vie éternelle.

Cette catégorie-là n’a jamais levé la tête vers cette religion et n’a pas accueilli la guidée qu’Allah a accordée à Ses serviteurs, quand bien même tous les signes lui parviendraient ; car il fait partie de ceux pour lesquels la damnation a été décrétée et sur qui la Parole s’est réalisée. Le seul bénéfice qu’il y ait à l’avertir est d’établir la preuve contre lui, afin qu’il soit châtié pour son propre péché et non pour la simple science préalable d’Allah à son sujet.

La deuxième catégorie : les gens aux (1) clairvoyances faibles, « chauves-souris » dont la vue, comparée à cette lumière, est à l’image de l’œil du chauve-souris face au disque du soleil. Ils suivent leurs pères et leurs aïeux ; leur religion est celle de l’habitude et du milieu natal. À leur sujet, le Commandeur des croyants, ‘Alî ibn Abî Tâlib, a dit : « … ou bien quelqu’un qui se soumet à la vérité sans posséder de clairvoyance dans ses détours (2). »

Lorsque ces personnes se laissent guider par les détenteurs d’une véritable clairvoyance, sans qu’aucun doute ni suspicion ne les effleure (3), ils se trouvent sur une voie de salut.

La troisième catégorie, quintessence de l’existence, moelle des fils d’Adam : ce sont les possesseurs d’une clairvoyance perçante. Leurs intuitions ont témoigné de cette lumière éclatante ; ils la contemplent avec certitude, la voient de leurs propres yeux, admirant sa beauté et sa perfection, à tel point que si l’on soumettait à leur raison ce qui s’y oppose, ils le percevraient comme une nuit d’encre, d’un noir implacable.

(1) Les manuscrits H, T et N lisent « al-basira » (la clairvoyance). (2) Les manuscrits T et Q portent « isaba » (atteinte juste), le manuscrit D « asaba », tandis que le manuscrit Ṭ donne « ihya’ihi » (sa revivification) ; cette dernière leçon est fautive. Ces variantes ont déjà été examinées aux pp. 347 et 394. (3) Les manuscrits H et N proposent « yakhtalijuhum » (les traverse).
على عينه من البرق؛ خشية أن يُخْطف بصرُه، ولا يجاوزُ نظرُه ما وراء ذلك من الرحمة وأسباب الحياة الأبديَّة. فهذا القسمُ هو الذي لم يَرْفَع بهذا الدِّين رأسًا، ولم يقبل هدى الله الذي هَدى به عبادَه ولو جاءته كلُّ آية؛ لأنه ممَّن سبقت له الشَّقاوة، وحقَّت عليه الكلمة، ففائدةُ إنذار هذا إقامةُ الحجَّة عليه؛ ليعذَّب بذنبه لا بمجرَّد علم الله فيه. القسم الثَّاني: أصحابُ البصائر (١) الضعيفة الخُفَّاشيَّة الذين نسبةُ أبصارهم إلى هذا النُّور كنسبة أبصار الخفَّاش إلى جِرْم الشمس، فهم تبعٌ لآبائهم وأسلافهم؛ دينُهم دينُ العادة والمنشأ، وهم الذين قال فيهم أميرُ المؤمنين عليُّ بن أبي طالب: «أو منقادٌ للحقِّ لا بصيرة له في أحنائه (٢)». فهؤلاء إذا كانوا منقادين لأهل البصائر، لا يتخالجهُم (٣) شكٌّ ولا ريب؛ فهم على سبيلِ نجاة. القسم الثَّالث: وهم خلاصةُ الوجود، ولُبابُ بني آدم؛ وهم أصحابُ البصائر النَّافذة، الذين شَهِدت بصائرُهم هذا النُّور المبين فكانوا منه على بصيرةٍ ويقينٍ ومشاهدةٍ لحسنه وكماله، بحيث لو عُرِض على عقولهم ضدُّه لرأوه كالليل البهيم الأسود.
(١) (ح، ت، ن): «البصيرة». (٢) (ت، ق): «إصابة». (د): «اصابه». (ط): «إحيائه». وهو تحريف. وقد تقدم الكلام عليها عند ورود الأثر (ص: ٣٤٧، ٣٩٤). (٣) (ح، ن): «يختلجهم».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies