sur ses yeux pour se protéger de l’éclair, de peur que sa vue ne soit ravie ; et son regard n’embrasse pas ce qui se trouve au-delà – la miséricorde et les causes de la vie éternelle.
Cette catégorie-là n’a jamais levé la tête vers cette religion et n’a pas accueilli la guidée qu’Allah a accordée à Ses serviteurs, quand bien même tous les signes lui parviendraient ; car il fait partie de ceux pour lesquels la damnation a été décrétée et sur qui la Parole s’est réalisée. Le seul bénéfice qu’il y ait à l’avertir est d’établir la preuve contre lui, afin qu’il soit châtié pour son propre péché et non pour la simple science préalable d’Allah à son sujet.
La deuxième catégorie : les gens aux (1) clairvoyances faibles, « chauves-souris » dont la vue, comparée à cette lumière, est à l’image de l’œil du chauve-souris face au disque du soleil. Ils suivent leurs pères et leurs aïeux ; leur religion est celle de l’habitude et du milieu natal. À leur sujet, le Commandeur des croyants, ‘Alî ibn Abî Tâlib, a dit : « … ou bien quelqu’un qui se soumet à la vérité sans posséder de clairvoyance dans ses détours (2). »
Lorsque ces personnes se laissent guider par les détenteurs d’une véritable clairvoyance, sans qu’aucun doute ni suspicion ne les effleure (3), ils se trouvent sur une voie de salut.
La troisième catégorie, quintessence de l’existence, moelle des fils d’Adam : ce sont les possesseurs d’une clairvoyance perçante. Leurs intuitions ont témoigné de cette lumière éclatante ; ils la contemplent avec certitude, la voient de leurs propres yeux, admirant sa beauté et sa perfection, à tel point que si l’on soumettait à leur raison ce qui s’y oppose, ils le percevraient comme une nuit d’encre, d’un noir implacable.