que l’auditeur croie que cette description ait cerné tout l’océan, alors qu’elle ne dépeint en réalité que ce qui est resté collé au doigt (1). En vérité, la chose est bien plus élevée, plus grandiose et plus vaste que tout ce que les esprits humains pourraient embrasser, ne fût-ce qu’une parcelle infime.
Que pourrait donc décrire celui qui contemple le disque du soleil, de sa lumière, de son immensité, de sa beauté et des merveilles que la puissance divine y a mises ? Allah s’est pourtant satisfait de voir Ses serviteurs Le louer, rappeler Ses bienfaits, Ses noms et Ses attributs, Sa sagesse et Sa majesté ; jamais, toutefois, nous ne pourrons (2) énumérer Ses louanges : Il est tel qu’Il s’est loué Lui-même.
Aucune créature n’atteindra à Le louer — exalté soit-Il — comme Il le mérite, ni à décrire Son Livre et Sa religion comme il se doit. Aucun membre de la communauté ne saurait non plus louer Son Messager à la hauteur de ce qu’il mérite ; il dépasse en réalité tout ce qu’ils disent de lui. Malgré cela, Allah Très-haut aime qu’on Le glorifie, qu’on Le loue, ainsi que Son Livre, Sa religion et Son Messager.
Voici donc, en préambule à mon insuffisance, une excuse formulée par celui qui s’embarque sur cet océan sans rivages. Allah connaît mieux les intentions et les desseins de Ses serviteurs ; Il est le plus digne d’accorder excuse et pardon.
Section
Les clairvoyances des hommes à l’égard de cette lumière parfaite (3) se répartissent en trois catégories :
- La première : celui qui est totalement privé de la clairvoyance de la foi. De cette lumière il ne perçoit que ténèbres, tonnerre et éclairs ; il se bouche les oreilles de ses deux doigts pour se protéger des foudres, et il porte sa main