son Protecteur, le Donateur qui la prodigue, le Bienfaiteur qui les en a gratifiés (1) ; c’est bel et bien Sa faveur, qu’ils ont accueillie.
Dans l’énoncé « J’ai parachevé pour vous », la préposition li- (pour) signale l’exclusivité : elle montre que ce privilège leur est accordé à eux seuls, à l’exclusion des autres communautés. Dans « …et J’ai complété sur vous Mon bienfait », la préposition ʿalā (sur) évoque la surélévation, l’englobement et l’ampleur. Ainsi atmamtu (J’ai complété) répond à akmaltu (J’ai parachevé), ʿalaykum (sur vous) fait pendant à lakum (pour vous), et « Ma faveur » fait écho à « votre religion ». Le tout est encore souligné, confirmé et mené à sa perfection par Sa parole : « et J’agrée pour vous l’islam comme religion ».
L’un des pieux prédécesseurs disait : « Quelle admirable religion, si seulement elle trouvait des hommes dignes d’elle ! » (2)
Nous avons déjà présenté un chapitre succinct démontrant, à travers Sa création, Son unicité (3), Ses attributs de perfection, Ses traits de majesté et Ses plus beaux noms, et nous envisagions d’en conclure la première partie de cet ouvrage (4). Nous avons toutefois jugé opportun d’y adjoindre un chapitre expliquant comment Sa religion et Sa législation attestent Son unicité, Sa science, Sa sagesse, Sa miséricorde et l’ensemble de Ses attributs de perfection ; car voilà l’un des savoirs les plus nobles que le serviteur puisse acquérir dans cette demeure et grâce auquel il accédera à la demeure ultime.
Il aurait certes été plus juste pour nous de garder le silence, car tout ce que décrivent les orateurs et tout ce qu’atteignent leurs sciences s’apparente à l’homme qui plonge son doigt dans l’océan puis le retire : il ne décrit la mer qu’à partir de l’humidité qui s’est attachée à son doigt — et qu’est-ce donc, comparé à l’immensité de la mer ? Il s’imagine