vers lui, puis gifla l’Ange de la Mort au visage, lui crevant un œil ; il alla jusqu’à contester son Seigneur, la nuit de l’Isrâ’, à propos de Mohammed, Messager d’Allah — que les prières et la paix d’Allah soient sur lui. Or son Seigneur l’aimait malgré tout cela : rien de sa personne ne sortit de Son regard, son rang ne diminua en rien auprès de Lui ; bien au contraire, il demeure l’intime auprès d’Allah, le plus proche. N’eût été ce qui l’avait précédé comme mérites, son endurance des épreuves et des calamités immenses pour Allah, ainsi que l’affrontement des deux communautés les plus redoutables (1) — Pharaon et les siens, puis les Fils d’Israël, avec tout ce qu’ils lui firent subir et la patience qu’il eut pour Allah (2)…
Réfléchis ensuite à la situation du Messie — paix sur lui —, à la patience qu’il eut envers son peuple et à ce qu’il endura pour Allah (3) de leur part, jusqu’à ce qu’Allah l’élevât vers Lui, le purifiât des négateurs, tirât vengeance de ses ennemis, les dispersât sur la terre et les déchirât de toutes parts, leur ôtant royauté et fierté jusqu’à la fin des temps.
Section
Si maintenant tu considères le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue —, que tu examines sa biographie parmi les siens, la patience qu’il montra pour Allah et ce qu’il supporta, plus qu’aucun prophète avant lui : l’alternance des situations — paix et guerre, aisance et pauvreté, crainte et sécurité (4) ; le séjour dans sa patrie puis son exil pour Allah ; le meurtre de ses bien-aimés et de ses alliés sous ses yeux ; les torts que lui infligèrent les mécréants, par toutes sortes d’atteintes verbales et physiques, par la sorcellerie, le mensonge, la calomnie et la diffamation — tu verras qu’il demeura, malgré tout cela, patient face à l’ordre d’Allah, appelant inlassablement à Allah.