Et, chez un tel individu, les mauvaises actions s’enchaînent et se liguent (1) : d’une seule faute naissent — si Allah le veut — quantité de fléaux et de périls qui le précipitent dans les tréfonds du châtiment. La calamité, la vraie, c’est qu’un péché engendre un autre péché ; puis, des deux, surgit un troisième ; les trois se renforcent et en appellent un quatrième, et ainsi de suite.
Celui qui, dans ce domaine, ne possède pas la clairvoyance intérieure nécessaire périra sans même s’en rendre compte. Les bonnes comme les mauvaises actions se tiennent mutuellement par le cou : les unes succèdent aux autres et chacune fait pousser sa semblable. L’un des Anciens a dit : « Une part de la récompense d’une bonne œuvre est qu’elle en entraîne une autre après elle, et une part de la punition d’une mauvaise œuvre est qu’elle en appelle une autre après elle » (2).
Cela est, pour les gens, plus manifeste que tout exemple qu’on pourrait forger ou toute preuve qu’on pourrait invoquer (3) ; et c’est d’Allah que vient le secours.
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Si tu médites la sagesse qu’Il — exalté soit-Il — déploie dans les épreuves qu’Il impose à Ses serviteurs et à Ses élus, et comment Il les conduit ainsi vers les visées les plus sublimes et les fins les plus parfaites, auxquelles ils n’auraient jamais accédé sans emprunter le pont de l’épreuve et de l’examen — pont si accompli qu’il ressemble à celui qu’ils devront nécessairement franchir pour entrer au Paradis —, et si tu considères que cette épreuve et cet examen sont en eux-mêmes la quintessence