« “Vas-Tu y placer quelqu’un qui y sèmera la corruption et y versera le sang ?”, et parce qu’Il soumit Hârût et Mârût à l’épreuve qu’Il leur infligea, les anges, depuis lors, ne cessent d’implorer le pardon en faveur des fils d’Adam et de prier Allah pour eux » (1).
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Parmi les leçons qu’il doit tirer : lorsque le serviteur se reconnaît, devant son Seigneur, pécheur, fautif et négligent (2), alors même que la faveur d’Allah à son encontre, à chaque battement de paupière, déborde de bienfaits, de protection, et qu’il a un besoin impérieux de Lui, ne pouvant s’en passer ne fût-ce qu’un seul souffle — telle est sa condition envers son Seigneur — comment peut-il espérer que les gens se comportent avec lui comme il le souhaite, qu’ils ne lui témoignent qu’une pure bonté, alors qu’il n’agit pas de la sorte avec son Seigneur ?
Comment peut-il espérer que son esclave, son enfant ou son épouse lui obéissent en tout ce qu’il désire, sans jamais lui désobéir (3) ni manquer à ses droits, alors que lui-même n’agit pas ainsi avec son Seigneur ? Cela doit donc le pousser à implorer le pardon pour ceux qui lui font du tort, à leur pardonner, à les excuser et à fermer les yeux plutôt que de réclamer ses droits jusqu’au dernier détail.
Chaque fois que le serviteur récolte de son péché de tels fruits, ou ce qui leur ressemble, c’est le signe que ce péché a été pour lui une miséricorde. Mais s’il en retire l’inverse (4) et qu’il en résulte tout le contraire de ce que nous venons de décrire, c’est — par Allah — la marque de la damnation ; c’est la preuve qu’à cause de son insignifiance aux yeux d’Allah et de sa chute dans Son estime, Allah l’a laissé livré à ses désobéissances afin d’établir contre lui la preuve de Sa justice, puis de le châtier selon ce qu’il mérite.