le monde et ceux qui l’habitent. Que sa vie est douce ! Quelle sérénité emplit son esprit ! Quel apaisement réjouit ses yeux !
Et que dire de celui qui ne cesse de reprocher aux créatures de ne pas reconnaître ses droits, se plaignant sans relâche et s’irritant contre elles, alors qu’elles le détestent plus encore que lui ne les déteste ?!
Gloire à Celui dont la sagesse confond les esprits de tous les êtres.
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Parmi les enseignements, il y a encore ceci : la conscience de ses propres fautes pousse le serviteur à s’abstenir de scruter les défauts des gens ou d’en parler, car il est déjà occupé à corriger les siens (1). Heureux celui dont ses propres manquements l’écartent des défauts d’autrui ; malheur à celui qui oublie les siens pour se consacrer aux fautes des autres. C’est là un signe de perdition, tandis que le premier est un indice de félicité.
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Autre enseignement : lorsqu’il tombe dans le péché, il se voit semblable à ses frères pécheurs et constate que la calamité est la même pour tous ; chacun partage le besoin—mieux, la nécessité—de la miséricorde, du pardon et de l’indulgence d’Allah. De même qu’il aime que son frère musulman implore le pardon pour lui, il doit, lui aussi, implorer le pardon pour son frère, si bien que sa supplication réitérée devient : « Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère, aux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes. »
Certains prédécesseurs recommandaient à chacun de répéter chaque jour cette invocation soixante-dix fois, l’adoptant comme un wird dont il ne se dispense jamais. J’ai entendu notre maître le rappeler, et il mentionna