Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

en Enfer. (1)

Ainsi, le signe de la félicité est que les bonnes actions du serviteur restent derrière son dos, tandis que ses fautes se dressent devant ses yeux. Le signe de la perdition, au contraire, est qu’il garde ses bonnes actions sous les yeux et rejette ses fautes derrière son dos. Qu’Allah soit notre secours.

Section

Parmi les enseignements, il y a encore ceci : la conscience qu’a le serviteur de ses péchés et de ses manquements l’empêche de se croire supérieur à quiconque et de prétendre à un droit sur qui que ce soit (2). Voyant ses propres défauts et ses péchés, il ne s’imagine pas meilleur qu’un musulman qui croit en Allah et en Son Messager et déclare illicite ce qu’Allah et Son Messager ont déclaré illicite.

Lorsqu’il en prend ainsi pleinement conscience, il ne considère plus qu’il possède envers les gens un droit à l’honneur qu’il leur réclamerait ou pour lequel il les blâmerait s’ils ne s’en acquittent pas. À ses yeux, sa propre personne est trop infime, de trop faible valeur, pour qu’elle puisse se prévaloir de droits que les serviteurs d’Allah devraient observer, ou d’un mérite pour lequel il devrait être honoré, exalté ou mis en avant.

Il estime donc que celui qui le salue ou l’aborde d’un visage ouvert lui a déjà rendu service et lui a offert ce qu’il ne mérite pas ; il trouve ainsi la paix intérieure et épargne aux gens ses plaintes et ses accès de colère contre

(1) Cette idée trouve son origine dans des propos rapportés d’Abu Musa et d’Abu Ayyub – qu’Allah les agrée –, ainsi que d’al-Hasan et d’Abu Hazim. Voir : al-Zuhd de Hanad (no 910-911) ; al-Zuhd d’Ibn al-Mubarak (no 163-164) ; le Musnad d’Ahmad (no 277) ; Hilyat al-awliya d’Abu Nuaym (3/242 ; 7/288) ; Shuab al-iman d’al-Bayhaqi (12/235). Le même sens est également transmis de façon mursal par al-Hasan chez Ibn al-Mubarak (no 162) et Ahmad (no 397). (2) Ibn Taymiyya écrit : « L’`arif (le connaissant) ne se croit créancier d’aucun droit sur quiconque et ne s’imagine aucune supériorité sur autrui ; c’est pourquoi il ne blâme pas, ne réclame pas et n’entre pas en conflit. » Madarij al-salikin, 1/523.
النَّار» (١). فعلامةُ السَّعادة أن تكون حسناتُ العبد خلف ظهره، وسيئاتُه نُصْبَ عينيه. وعلامةُ الشقاوة أن يجعل حسناته نُصْبَ عينيه، وسيئاته خلف ظهره. والله المستعان. فصل ومنها: أنَّ شُهود العبد ذنوبَه وخطاياه توجبُ له أن لا يرى لنفسه على أحدٍ فضلًا، ولا له على أحدٍ حقًّا (٢)؛ فإنه يشهدُ عيوبَ نفسه وذنوبَه، فلا يظنُّ أنه خيرٌ من مسلمٍ يؤمنُ بالله ورسولِه، ويحرِّمُ ما حرَّم الله ورسوله. وإذا شَهِد ذلك مِنْ نفسه لم يَرَ لها على النَّاس حقوقًا من الإكرام يتقاضاهم إياها ويذمُّهم على ترك القيام بها، فإنها عنده أخسُّ قدرًا وأقلُّ قيمةً من أن يكون لها على عباد الله حقوقٌ يجبُ عليهم مراعاتُها، أو لها عليهم فضلٌ يستحقُّ أن يُكْرَم ويُعَظَّم ويُقَدَّم لأجله. فيَرى أنَّ من سلَّم عليه أو لَقِيَه بوجهٍ منبسطٍ فقد أحسن إليه، وبذل له ما لا يستحقُّه؛ فاستراحَ هذا في نفسه، وأراح النَّاسَ من شِكايته وغضبه على
(١) جاء أصلُ هذا المعنى من قول أبي موسى وأبي أيوب ﵄، ومن قول الحسن وأبي حازم. انظر: «الزهد» لهناد (٩١٠، ٩١١)، ولابن المبارك (١٦٣، ١٦٤)، ولأحمد (٢٧٧)، و «الحلية» لأبي نعيم (٣/ ٢٤٢، ٧/ ٢٨٨)، و «شعب الإيمان» للبيهقي (١٢/ ٢٣٥). ورُوِي من مرسل الحسن عند ابن المبارك (١٦٢)، وأحمد (٣٩٧). (٢) قال ابن تيمية: «العارف لا يرى له على أحدٍ حقًّا، ولا يشهدُ له على غيره فضلًا، ولذلك لا يعاتِب ولا يطالِب ولا يضارِب». «مدارج السالكين» (١/ ٥٢٣).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies