Quant à ceux qu’entoure l’infaillibilité et que ceignent les remparts de la sauvegarde divine, ils ne constituent que la frange la plus rare du genre humain ; ils en sont la quintessence, le noyau.
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Parmi les leçons à retenir figure ceci : lorsqu’Allah – exalté soit-Il – veut du bien à Son serviteur, Il lui fait oublier la vue de ses actes d’obéissance, les retire de son cœur comme de sa langue. Mais s’il est éprouvé par une faute, Il la place devant ses yeux ; le serviteur oublie alors ses bonnes œuvres et concentre tout son souci sur son péché (1). Où qu’il se tienne, qu’il s’asseye, qu’il parte le matin ou revienne le soir, sa faute demeure devant lui ; et cela, pour lui, n’est autre que la miséricorde à l’état pur.
Comme l’a dit l’un des pieux prédécesseurs : « Il arrive qu’un serviteur commette un péché et qu’il entre grâce à lui au Paradis, et qu’il accomplisse une bonne action et qu’il entre à cause d’elle en Enfer. » On lui demanda : « Comment cela ? » Il répondit : « Il commet la faute ; elle reste constamment devant ses yeux. Chaque fois qu’il s’en souvient, il pleure, regrette, se repent, implore le pardon, supplie, revient vers Allah, s’humilie et s’abaisse, puis il accomplit en réparation des œuvres ; cette faute devient alors pour lui une cause de miséricorde.
Et il accomplit une bonne action ; elle ne cesse de se dresser devant lui : il s’en prévaut, la comptabilise au crédit de son Seigneur et des créatures, s’enorgueillit, s’étonne que les gens ne le magnifient, ne l’honorent ni ne l’exaltent pour elle. Ces dispositions persistent jusqu’à ce que leurs effets l’envahissent et finissent par le faire entrer