et celui qui, parmi les gens, ne connaît pas le mal y succombe. (1)
Telle est l’attitude du croyant : il se montre perspicace et avisé, le plus instruit des hommes au sujet du mal et, par là même, le plus éloigné de celui-ci. Lorsqu’il traite du mal et de ses causes, on le croirait au nombre des pires individus ; mais dès que tu le fréquentes et découvres le fond de son cœur, tu le trouves parmi les plus vertueux.
L’essentiel est que quiconque a été éprouvé par des fléaux devient l’un des mieux informés sur leurs voies ; il lui est alors possible de les barrer devant lui-même, devant ceux qui sollicitent ses conseils et même devant ceux qui ne les sollicitent pas. (2)
Section
Parmi ces sagesses, il y a le fait qu’Allah – exalté soit-Il – fait goûter à Son serviteur la douleur du voile, l’éloignement et la disparition de l’intimité et de la proximité, afin de le mettre à l’épreuve.
Si le serviteur se satisfait de cet état, sans sentir son âme le réclamer à retrouver sa condition première auprès d’Allah, et qu’il trouve plutôt quiétude et repos auprès d’un autre que Lui, Allah sait alors qu’il n’est pas apte ; Il le place donc au rang qui lui convient.
En revanche, s’il implore à la manière de l’angoissé, s’agite comme l’opprimé (3), invoque le Seigneur comme un contraint, conscient d’avoir réellement perdu sa vie (4), il s’écrie vers son Seigneur pour qu’Il lui rende la vie,