Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

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Parmi les enseignements encore : un tel homme devient semblable à un médecin dont les malades tirent profit pour leur traitement et leurs remèdes. Le médecin qui a été lui-même atteint par la maladie (1) et connaît son médicament et sa thérapie est plus habile et plus compétent que celui qui n’en a qu’une connaissance théorique. Il en va ainsi des maladies du corps ; il en est de même des maladies et des affections du cœur.

C’est là le sens de la parole de certains soufis : « Celui qui connaît le mieux les fléaux est celui qui en est le plus affecté » (2).

Et ʿUmar ibn al-Khattâb a dit : « Les attaches de l’islam ne se délieront nœud après nœud que lorsque grandira, dans l’islam, quelqu’un qui ignore la jâhiliyya (l’ère de l’ignorance) » (3).

(1) (T, D, Q) : « la maladie le frappa directement ». (2) Rapporté par Abou ʿAbd al-Raḥmân al-Sulamî, Tabaqât al-ṣûfiyya, p. 161, et Abou Nuʿaym, Ḥilyat al-awliyâʾ, 10/267, d’après al-Junayd. (3) Rapporté par Ibn Abî Shayba, al-Muṣannaf, 12/193 ; Ibn Saʿd, al-Ṭabaqât, 6/129 ; et Abou Nuʿaym, Ḥilyat al-awliyâʾ, 7/243. Al-Ḥâkim l’a déclaré authentique (4/428) et al-Dhahabî ne l’a pas contesté. Umar affirma : « Par le Seigneur de la Kaaba, je sais quand les Arabes périront : lorsqu’ils seront gouvernés par quelqu’un qui n’a pas côtoyé le Messager ni combattu la ǧâhiliyya (l’ordre préislamique). » — Son explication figure dans al-Jaʿdiyyât, 2/180, et Shuʿab al-îmân, 13/205. Je n’ai trouvé aucun auteur antérieur à Ibn Taymiyya citant cette formulation reprise par l’auteur ; voir : Darʾ al-taʿâruḍ, 5/259 ; Maǧmûʿ al-fatâwâ, 10/301 ; Minhâǧ al-sunna, 4/590. Il est vraisemblable qu’il l’ait, par inadvertance, combinée à partir du ḥadith d’Abou Umâma et de l’athar d’Umar déjà cité, que al-Bayhaqî place successivement dans Shuʿab al-îmân, comme l’ont signalé certains chercheurs.
فصل ومنها: أنَّ مثل هذا يصيرُ كالطَّبيب ينتفعُ به المرضى في علاجهم ودوائهم، والطَّبيبُ الذي كان المرضُ يباشرُه (١) وعَرَف دواءه وعلاجَه أحذقُ وأخبرُ من الطَّبيب الذي إنما عَرَفه وصفًا، هذا في أمراض الأبدان، وكذلك في أمراض القلوب وأدوائها. وهذا معنى قول بعض الصُّوفية: «أعرفُ النَّاس بالآفات أكثرُهم آفات» (٢). وقال عمرُ بن الخطَّاب ﵁: «إنما تُنقض عُرى الإسلام عُروةً عُروةً إذا نشأ في الإسلام من لا يعرفُ الجاهليَّة» (٣).
(١) (ت، د، ق): «كان المرض مباشره». (٢) أخرجه أبو عبد الرحمن السلمي في «طبقات الصوفية» (١٦١)، وأبو نعيم في «الحلية» (١٠/ ٢٦٧) عن الجنيد. (٣) أخرج ابن أبي شيبة في «المصنف» (١٢/ ١٩٣)، وابن سعد في «الطبقات» (٦/ ١٢٩)، وأبو نعيم في «الحلية» (٧/ ٢٤٣)، وصححه الحاكم (٤/ ٤٢٨) ولم يتعقبه الذهبي، عن عمر ﵁ قال: «قد علمتُ وربِّ الكعبة متى تهلكُ العرب، إذا ساس أمرَهم من لم يصحب الرسول ولم يُعالِج أمرَ الجاهلية». وتفسيره في «الجعديات» (٢/ ١٨٠)، و «شعب الإيمان» (١٣/ ٢٠٥). ولم أر من سبق ابن تيمية إلى إيراد هذا اللفظ الذي ذكره المصنف. انظر: «درء التعارض» (٥/ ٢٥٩)، و «مجموع الفتاوى» (١٠/ ٣٠١)، و «منهاج السنة» (٤/ ٥٩٠). ولعله لفَّقه سهوًا من حديث أبي أمامة وأثر عمر (الذي ذكرتُ روايته)، حيث ساقهما البيهقي في «الشعب» متتابعين، كما نبَّه على ذلك بعضهم.

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