car Il a extirpé de ton cœur le mal de la vanité et t’a revêtu du manteau de la servitude (1).
« Ô Adam ! Ne redoute pas l’ordre que Je t’ai donné : “Sors d’ici.” Je n’ai créé ce lieu que pour toi. Mais descends d’abord dans la demeure de l’effort spirituel ; sème-y la graine de la servitude. Lorsque la plante sera parvenue à maturité et que la moisson sera prête, viens alors la récolter (2). »
Que ce reproche ne t’effraie donc pas ; il recèle une délicatesse qui, au cœur même de la colère, te fera entrevoir la satisfaction.
Ainsi, tandis qu’il se pavanait dans un vêtement de prétention qui ne sied guère à un être tel que lui, son Seigneur le saisit par Sa miséricorde, le débarrassa de cet accoutrement et l’habilla du vêtement de l’humilité, le seul qui convienne au serviteur.
Jamais le serviteur n’a revêtu habit plus complet, plus beau ni plus éclatant que le manteau de la servitude ; c’est un vêtement d’abaissement sans lequel il n’a point de véritable dignité.
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Parmi les enseignements encore : Allah — qu’Il soit exalté — prescrit aux cœurs diverses formes de servitude : la crainte révérencielle, la peur, l’appréhension et tout ce qui en découle ; mais aussi l’amour (3), le retour repentant, la recherche des moyens de Se rapprocher de Lui, ainsi que tout ce qui les accompagne.
Chacune de ces formes de servitude possède des causes qui l’éveillent et l’incitent. Tout ce que le Seigneur — Très-Haut — place sur la route de Son serviteur comme facteur déclencheur appartient donc aux moyens de Sa miséricorde envers lui. Il arrive même qu’un péché fasse naître chez celui qui l’a commis une crainte, une appréhension, une pudeur mêlée de frayeur