Aussi, pour un tel serviteur, le péché devient-il l’une des plus grandes causes de sa miséricorde. Cela ne l’empêche pas, toutefois, de faire prévaloir à leur égard l’ordre d’Allah : il le fait par obéissance envers Lui, par compassion et par bienfaisance envers eux, car c’est là même leur véritable intérêt (1), et non par dureté, ni par violence, ni par rudesse.
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Parmi ces enseignements encore : il arrache de son cœur la superbe qu’il tire de l’obéissance, il se dépouille du manteau d’orgueil et de grandeur qui ne lui appartient pas, et revêt le manteau de l’humilité, de la contrition, de la pauvreté et du besoin. Car si cette prestance et cette fierté demeuraient dans son cœur, on craindrait pour lui l’un des plus grands fléaux. Le Prophète — que la paix et le salut soient sur lui — a dit : « Si vous ne péchiez pas, je redouterais pour vous quelque chose de plus grave encore : la vanité » (2), ou une parole de ce sens.
Quelle distance entre les effets de la vanité, de l’orgueil et de la superbe née de l’obéissance, et les effets de l’humilité et de la contrition !
Comme il a été dit : « Ô Adam ! Ne t’attriste pas de la coupe du faux pas (3) qui fut la cause de ta sagacité, car…»