par le bienfait, et quiconque sait que le péché et l’offense font partie intégrante de la nature humaine ne ressent plus comme énorme le tort que les autres lui causent.
Qu’il médite donc sa propre situation vis-à-vis d’Allah : que vaut-il, lui, alors que son Seigneur le comble de bienfaits tandis qu’il dépend entièrement de Lui ? C’est pourtant ainsi qu’il se conduit à Son égard (1). Dès lors, si le serviteur se comporte ainsi envers son Seigneur, comment s’étonnerait-il que les gens se comportent de la même manière envers lui ?!
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Parmi ces enseignements encore : il prête désormais des excuses aux créatures (2), sa miséricorde à leur égard s’élargit, son for intérieur se dilate (3) et disparaissent cette crispation, cette étroitesse, cette gêne (4) – ce tourment qui le rongeait. Les pécheurs, alors, ne subissent plus ses imprécations, son qunût (5) contre eux ni ses demandes à Allah de les engloutir sous terre ou de déchaîner sur eux les calamités ; car il se voit désormais comme l’un d’eux : il implore pour eux ce qu’il implore pour lui-même, et lorsqu’il prie pour la repentance, le pardon et l’indulgence, il les inclut dans sa requête. Il espère pour eux davantage encore qu’il n’espère pour lui-même, et il craint pour sa propre personne plus qu’il ne craint pour eux.
Quelle différence avec son état précédent, lorsqu’il les regardait d’un œil de mépris et de dédain, sans éprouver dans son cœur ni miséricorde pour eux, ni prière en leur faveur, ni espoir de les voir sauvés !"}