N’oublie pas l’histoire de cet homme à qui les anges vinrent ôter l’âme. On lui demanda : « As-tu accompli quelque bien ? As-tu posé un acte vertueux ? » Il répondit : « Je n’en ai pas souvenir. » On insista : « Réfléchis. » Il dit : « J’avais coutume de commercer avec les gens ; lorsque je traitais avec un débiteur aisé, je lui accordais un délai, et je remettais la dette de celui qui était dans la gêne – ou bien il disait : j’ordonnais à mes serviteurs d’être indulgents lors du recouvrement (1). » Alors Allah déclara : « Nous sommes plus dignes que toi d’exercer cette indulgence. » Et Il passa l’éponge sur ses fautes (2).
Ainsi, Allah traite le serviteur pour ses péchés comme le serviteur traite les gens pour les leurs.
Lorsque le serviteur prend conscience de cela, il découvre dans l’épreuve que constituent ses propres fautes (3) des sagesses et des bienfaits qui comptent parmi les choses les plus profitables pour lui (4).
Section
Parmi ces enseignements encore : s’il comprend et qu’il fait le bien à celui qui l’a offensé, sans lui rendre son offense par une autre semblable (5), il s’expose par là à recevoir la même bienveillance de la part de son Seigneur ; le Très-Haut répondra alors à ses offenses et à ses péchés par Sa bonté (6), de la même manière que lui-même répondait à l’offense des créatures par la bienfaisance. Or, la grâce d’Allah est plus vaste, Sa générosité plus noble et Ses dons plus abondants.
Celui donc qui désire qu’Allah réponde à ses offenses par le bienfait, qu’il réponde lui-même au tort que lui causent les gens par le bienfait