par suite de ce qu’ont acquis ses propres mains, tandis qu’Allah en absout encore bien davantage ; et il a été rapporté : « Jamais une épreuve ne survient sans un péché, et elle n’est levée que par un repentir » (1).
C’est pour cela qu’Allah a instauré les calamités, les afflictions et les épreuves comme une miséricorde au milieu de Ses serviteurs ; Il efface par elles une partie de leurs fautes. Elles comptent donc parmi Ses plus grands bienfaits à leur égard, même si leurs âmes les abhorrent. Le serviteur ne sait d’ailleurs pas laquelle des deux grâces qui l’atteignent est la plus considérable : celle qu’il trouve dans ce qu’il déteste, ou celle qu’il trouve dans ce qu’il aime. Il a encore été rapporté : « Il n’atteint le croyant ni souci, ni fatigue, ni nuisance – fût-ce l’épine qui le pique – sans qu’Allah n’efface par là une part de ses péchés » (2).
Or, puisque les péchés appellent inévitablement des châtiments, tout ce dont le serviteur est puni ici-bas avant la mort lui est de beaucoup préférable, plus léger et infiniment plus facile que ce qui le toucherait ensuite.
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Parmi ces enseignements figure encore ceci : que le serviteur traite ses semblables, lorsqu’ils le blessent ou trébuchent à son égard, de la façon même dont il aimerait qu’Allah le traite pour ses propres offenses, ses manquements et ses péchés. En effet, la rétribution est à l’image de l’acte : quiconque pardonne, Allah lui pardonne ; celui qui fait grâce à son frère pour l’offense subie, Allah lui fera grâce pour la sienne (3) ; celui qui ferme les yeux et passe outre, Allah passera outre le concernant ; et celui qui réclame l’intégralité de ses droits, Allah exigera l’intégralité des Siens à son égard.