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Parmi ces fruits, il y a aussi que le serviteur découvre la véritable nature de son âme : c’est elle la fautive ; tout mal qui émane d’elle provient de son propre fonds et de son intime essence, car l’ignorance et l’injustice (1) sont la source de tout mal. À l’inverse, tout ce qu’elle recèle de bien, de science, de guidée, de repentir et de piété vient de son Seigneur – exalté soit-Il ; c’est Lui qui l’en a purifiée et le lui a octroyé, non pas elle-même. S’Il ne veut pas purifier un serviteur, Il le laisse livré aux élans de son ignorance et de son injustice. C’est donc Lui – qu’Il soit glorifié – qui purifie qui Il veut parmi les âmes : celles-ci se purifient alors et produisent toutes sortes de biens et de vertus ; et Il délaisse la purification de qui Il veut : celles-ci n’engendrent plus que diverses formes de mal et de corruption.
Le Prophète ﷺ disait dans son invocation : « Ô Allah, accorde à mon âme sa part de piété ; purifie-la, car Tu es le Meilleur à la purifier ; Tu en es le Protecteur et le Maître. » (2)
Ainsi, quand Allah éprouve Son serviteur par un péché, celui-ci prend conscience, grâce à lui, de son âme et de son imperfection ; et, sur la base de cette prise de conscience, Il lui accorde maintes sagesses et profits :
– il est dégoûté de son imperfection et s’emploie à la parfaire ;
– il réalise sa pauvreté permanente à l’égard de Celui qui la prend en charge et la garde ;
– il se trouve – et trouve les autres – soulagé des prétentions hautaines et des folies que les ignorants se sont attribuées : antériorité éternelle, contact ou union avec l’Éternel, immanence, ou toute autre impossibilité semblable. Si ces gens n’avaient pas perdu de vue la vision lucide de leur propre insuffisance et de leur réalité, ils ne seraient jamais tombés dans de telles aberrations. (3)