Un homme de connaissance (1) rapporte : « Par une nuit pluvieuse d’une obscurité épaisse, la cour de la Kaʿba était déserte tandis que j’accomplissais le tawâf, l’âme en paix. Je me suis alors arrêté à al-Multazam pour invoquer, et j’ai dit : “Ô Allah, préserve-moi de toute désobéissance à Ton égard.” Une voix m’appela alors : “Tu Me demandes l’infaillibilité, et tous Mes serviteurs Me la demandent. Or, si Je les mettais tous à l’abri du péché, à qui prodiguerais-Je Ma faveur et à qui pardonnerais-Je ?” Je passai donc le reste de la nuit, jusqu’à l’aube, à demander pardon à Allah, par pudeur devant Lui (2).
Cela dit, si Allah – exalté soit-Il – avait voulu qu’il ne se commette pas la moindre désobéissance sur la terre, fût-ce l’espace d’un clin d’œil, nul ne L’aurait désobéi. Mais Sa volonté (3) a décrété ce qu’exige Sa sagesse. Qui donc est plus ignorant au sujet d’Allah que celui qui prétend que le péché se commet contre Son gré (4), en dehors de Son choix et de Sa volonté ? Qu’Il soit exalté, infiniment au-dessus de ce qu’ils prétendent (5) !
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Parmi ces raisons également, il y a ceci : Allah, exalté soit-Il, possède les Noms les plus beaux, et chacun d’entre eux produit nécessairement un effet, tant dans la création que dans l’ordre du commandement ; il faut donc que cet effet se manifeste (6), de même que la créature pourvue et la subsistance dépendent de