La perfection de l’être humain en ce bas-monde (1) s’obtient par un repentir sincère, et dans l’Au-delà par le salut du Feu et l’entrée au Paradis ; or cette perfection finale dépend entièrement de la première.
Ce qu’il faut retenir, c’est que, par amour pour le repentir et la joie qu’Il en retire, le Très-Haut expose Son serviteur à la faute ; si celui-ci fait partie de ceux à qui une heureuse destinée a été prédécrétée, Il lui accorde ensuite le repentir. Mais si la damnation l’emporte sur lui (2), Il dresse contre lui la preuve de Sa justice et le châtie pour son péché.
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Parmi ces raisons également (3) figure le fait que le Très-Haut aime prodiguer Ses faveurs à Ses serviteurs (4), parachever Ses bienfaits à leur égard et leur faire contempler les manifestations de Sa bonté et de Sa générosité. Par amour de la libéralité et du bienfait, Il multiplie pour eux des bienfaits d’une variété et d’une ampleur inégalées, tant dans l’ordre visible qu’invisible.
La plus haute forme de grâce et de bienveillance consiste à faire du bien à celui qui a mal agi, à absoudre celui qui a lésé, à pardonner au pécheur, à agréer le repentir de celui qui revient vers Lui et à accepter l’excuse de celui qui sollicite Son pardon.
Il a d’ailleurs exhorté Ses serviteurs à se parer de ces vertus sublimes et de ces actes louables, Lui qui en est plus digne qu’eux et plus à même de les manifester. Dans le fait même d’avoir décrété leurs causes résident des sagesses et des issues bénies qui dépassent l’entendement. Gloire et louange à Lui (5).