aucune de plus parfaite ni de plus grandiose que cette joie ; comme nous l’exposerons et le confirmerons plus en détail, si Allah le veut, dans les lignes qui suivent (1). Sans l’amour absolu qu’Il voue au repentir et à ceux qui le pratiquent, pareille allégresse n’aurait pas vu le jour.
Il est d’ailleurs évident qu’un effet ne saurait survenir sans sa cause : existe-t-il un corrélat privé de ce qui lui est inhérent, ou une finalité dépourvue du moyen qui y conduit ?!
Tel est le sens de la parole d’un des maîtres spirituels : « Si le repentir n’était pas ce qu’Il aime le plus, Il n’aurait pas éprouvé par la faute la créature qui Lui est la plus chère. » (2)
Le repentir constitue donc l’ultime accomplissement de tout fils d’Adam, puisque c’est par lui que leur père lui-même a atteint la perfection. Voyez la différence entre sa condition lorsque son Seigneur lui dit : « Il t’est garanti qu’ici tu ne connaîtras ni la faim ni la nudité, et que tu n’y souffriras ni la soif ni l’ardeur du soleil » (Tâ-Hâ, 118-119) et cette autre parole : « Puis son Seigneur l’élut, agréa son repentir et le guida » (Tâ-Hâ, 122) !
La première situation était un état de simple nourriture, de boisson et de jouissance ; la seconde, un état d’élection, de prédilection et de guidée – quelle distance entre les deux !
Parce que sa perfection s’est réalisée par le repentir, celle de ses descendants ne saurait s’accomplir que de la même manière, comme l’affirme le Très-Haut : « afin qu’Allah châtie les hypocrites, hommes et femmes, ainsi que les idolâtres, hommes et femmes, et qu’Il accueille le repentir des croyants et des croyantes » (Al-Ahzâb, 73).