Et Allah a guidé les gens de la Sunna, cette communauté médiane, vers la vérité sur laquelle les autres s’étaient divisés, par Sa permission ; ils ont ainsi affirmé pour Allah la puissance et la volonté universelles, et qu’il est impossible (1) qu’il se produise dans Son royaume ce qu’Il ne veut pas, ou qu’Il veuille ce qui n’advient pas. Ils ont reconnu que les habitants de Ses cieux et de Sa terre sont trop impuissants et trop faibles pour créer ce qu’Allah ne crée pas ou pour faire surgir ce qu’Il ne veut pas (2) ; bien au contraire, tout ce qu’Allah veut se réalise nécessairement par Sa volonté, et ce qu’Il ne veut pas n’advient pas : son existence est impossible faute de Sa volonté (3). Il n’y a de force ni de puissance qu’en Lui ; pas même un atome ne se meut, dans les mondes supérieur comme inférieur, sans Sa permission.
Parallèlement, dans tout ce qu’Il crée, décrète, décide et prescrit, Il poursuit des sagesses sublimes et des issues louables que dicte la perfection de Sa science et de Sa sagesse ; Il est, en vérité, l’Omniscient, le Sage. Il n’a rien créé, décidé ni prescrit sans une sagesse profonde, fût-elle hors de portée de la raison humaine ; Il est le Sage, le Tout-Puissant : Sa sagesse ne peut donc être niée pas plus que Sa puissance.
La première faction a nié Sa sagesse, la seconde Sa puissance, tandis que la communauté médiane a affirmé pour Lui la perfection tant de la sagesse que de la puissance.
Ainsi, la première voit dans la désobéissance la seule volonté et la seule création, dépourvues de toute sagesse ; parfois même elle en vient à professer le fatalisme, assimilant ses propres mouvements à ceux des arbres et autres êtres inertes.
Quant à la seconde, elle ne voit dans la désobéissance qu’un acte qu’elle accomplit et engendre de son propre choix, qu’elle a voulu sans la volonté d’Allah.