l’échéance (1) approchera, je me repentirai. »
Une telle attitude n’est agréée en rien par Allah à l’égard de Ses serviteurs, Il ne l’accepte pas d’eux (2) ; l’ordre du monde ne saurait se maintenir sur de pareils principes. Le monde ne se maintient que selon ce qu’a voulu Sa sagesse et ce qu’Il a arrêté de toute éternité dans Sa science.
Suppose qu’un de tes serviteurs passe des années à te courroucer, puis cherche à te satisfaire une seule heure parce qu’il est désormais certain de revenir vers toi : tu ne l’accepterais pas et il n’obtiendrait pas auprès de toi ce qu’obtient celui dont toute la préoccupation est de te plaire (3).
Il en va de même de la loi immuable d’Allah : lorsque le serviteur voit de ses yeux qu’il s’apprête à retourner vers Allah, ni repentance ni renoncement ne lui sont plus d’aucun secours. Allah – exalté soit-Il – dit : « La repentance n’est point accordée à ceux qui commettent des méfaits jusqu’à ce que la mort se présente à l’un d’eux et qu’il dise alors : “Je me repens maintenant.” » (Coran 4, 18). Et Il dit encore : « Lorsque Nos rigueurs se manifestèrent à eux, ils dirent : “Nous croyons en Allah, Lui seul, et nous renions ce que nous Lui associions.” Mais leur foi ne leur fut d’aucune utilité une fois qu’ils virent Nos rigueurs. Tel est le principe d’Allah qui s’est déjà appliqué à Ses serviteurs. » (Coran 40, 84-85).
Allah ne pardonne au serviteur que si sa faute procède de la domination de la passion et de la vigueur de la nature : il commet alors le péché tout en l’exécrant, sans y persister (4) délibérément dans son for intérieur. Celui-là peut espérer le pardon, l’indulgence et la clémence d’Allah, qui sait sa faiblesse, la force de son désir et le fait qu’à chaque instant (5) il se trouve confronté à ce qu’il est incapable de supporter ; si donc il commet le péché