Nul ne s’en rend compte, sauf celui qui a scruté ce que ces gens recèlent de formes de fantasmes, de sortes d’impossibilités, de mille obsessions et passions(1), de frénésie et de confusion ; et ils s’imaginent pourtant tenir quelque chose(2). Non ! Ce sont eux, en vérité, les menteurs(3).
Louange donc à Allah, qui a gratifié les croyants : « lorsqu’Il a suscité parmi eux un Messager issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse, alors qu’auparavant ils se trouvaient certes dans un égarement manifeste » (Coran 3, 164).
Section (4)
Relève également de Sa sagesse — exalté soit-Il — de leur avoir interdit certaines connaissances : celle de l’Heure(5) et celle du terme exact de leur vie. Là se trouve une sagesse éclatante qui ne requiert aucune démonstration.
En effet, si l’être humain connaissait la durée de son existence : si elle était brève, la vie ne lui procurerait aucune douceur ; comment y goûterait-il, alors qu’il attend la mort à date fixe ? Sans cette longue espérance, le monde serait déjà en ruine ; sa prospérité repose sur les espoirs que chacun nourrit.
Et si la durée lui était longue — et qu’il en fût assuré — il se sentirait garanti de demeurer ; il se livrerait alors sans scrupule aux passions, aux péchés et aux diverses formes de corruption, se disant : « Lorsque l’échéance approchera… »