industries, la prospection des eaux, l’édification des bâtiments, la construction navale, l’extraction des minerais et leur préparation en vue de l’usage recherché, la composition des remèdes, la confection des mets, la connaissance des stratagèmes de chasse des fauves, des oiseaux et des animaux aquatiques, la gestion des différentes formes de commerce, la maîtrise des moyens de gagner sa vie, et tout ce qui assure leur subsistance (1).
Puis, exalté soit-Il, Il leur a interdit toute science qui sort de ce cadre, n’est pas de leur ressort, ne leur procure aucun profit, et pour laquelle leur nature n’a pas été créée : la connaissance de l’invisible, la science de tout ce qui fut et de tout ce qui sera ; le décompte des gouttes de pluie, des vagues de la mer, des grains de sable et de la chute (2) des feuilles ; le nombre des astres et leurs dimensions ; ce qui se trouve au-delà des cieux (3) ou sous la poussière ; ce que recèlent les gouffres marins et les confins du monde ; ce que les hommes cachent dans leurs poitrines ; ce que porte chaque femelle, ce que les matrices diminuent ou accroissent, et tout le reste de ce qu’Il (4) a tenu voilé à leur connaissance. Quiconque s’aventure à rechercher ces choses se fait tort à lui-même, amoindrit sa part de réussite et ne recueille, la plupart du temps, qu’une ignorance superposée et une imagination corrompue.
Telle est la loi qu’Allah a établie dans Sa sagesse : cette catégorie de gens est la plus ignorante du savoir profitable et la plus encline à l’erreur ; tandis que, chez ceux qui ne s’en font aucun mérite, tu trouves (5) des sagesses et un véritable savoir utile auxquels les premiers n’auraient jamais pensé. C’est là l’expression de la sagesse divine dans la création ; Il est le Tout-Puissant, le Sage.