sans même parler du fait qu’il faille encore établir, de l’extérieur, un témoin étayant cette évidence par des preuves et des attestations, afin de multiplier (1) les voies menant à la guidée, d’ôter toute excuse, de lever la cause de l’erreur comme tout soupçon, « afin que périsse celui qui devait périr après que la preuve lui fut apportée, et que vive celui qui devait vivre après que la preuve lui fut apportée. Allah est, certes, Celui qui entend et qui sait tout. » ⦗Al-Anfâl 42⦘.
Aussi a-t-Il inscrit dans la fitra l’amour de la justice, de l’équité, de la véracité, de la piété filiale, de la bienfaisance, de la fidélité aux engagements, du conseil sincère envers les créatures, de la miséricorde pour le pauvre, du secours au lésé, du partage avec les nécessiteux et les indigents, du fait de rendre les dépôts, de répondre au bienfait par le bienfait et à l’offense par le pardon et l’indulgence ; la patience là où la patience s’impose, la générosité là où il sied de donner, la riposte quand la riposte est de mise, la clémence là où la clémence convient ; la sérénité, la dignité, la compassion, la douceur, la bienveillance (2) propre aux nobles caractères (3) ; une compagnie agréable, qu’elle soit avec les proches ou les lointains ; la discrétion sur les manquements d’autrui, l’effacement des trébuchements, la préférence accordée à autrui en cas de besoin, le secours aux affligés, la dissipation des détresses, la coopération pour toute œuvre de bien et de charité ; le courage, la magnanimité, la clairvoyance, la fermeté, la résolution, la force lorsque la vérité l’exige, la douceur envers ses adeptes, la rigueur et la rudesse envers les adeptes du faux ; la réconciliation entre les gens, le souci de réparer les relations rompues ; l’exaltation de ceux qui méritent d’être exaltés, l’abaissement de ceux qui méritent d’être abaissés, le fait de situer chacun à sa juste place, de rendre à chacun son dû ; le recours, dans les actes, les biens et les comportements, à ce que les gens peuvent offrir sans peine ; la guidance de leur égaré, l’instruction de leur ignorant, la patience face à leur rudesse, et l’égalité du proche et du lointain devant la justice : le plus proche de la vérité a priorité sur le droit, même s’il est étranger, tandis que celui qui en est éloigné est tenu à l’écart du droit, quand bien même il serait un être cher et parent.