et sa compassion.
Allah — exalté soit-Il — l’a clairement exposé dans Sa parole : « Ce n’est qu’un rappel et un Coran explicite (69) afin qu’il avertisse celui qui est vivant et que la sentence s’accomplisse contre les mécréants. » ⦗Yâ-Sîn 69-70⦘.
Réfléchis donc : la connaissance d’Allah, le témoignage rendu à Son unicité, l’affirmation de Ses noms et attributs, de la mission de Ses messagers et de la résurrection pour la rétribution sont inscrits, établis dans la fitra. L’être humain ne savait pas, de lui-même, que ces vérités étaient ancrées dans sa nature ; mais, lorsque les messagers le rappelèrent et l’alertèrent, il constata que ce qu’ils lui rapportaient était déjà déposé dans sa fitra, attesté par sa raison, par ses membres même et par l’éloquence muette de son état.
Voilà le sommet de la foi, celle qu’Il a gravée dans le cœur de Ses alliés et de Ses privilégiés ; Il dit : « Ceux-là, Il a inscrit la foi dans leurs cœurs. » ⦗Al-Mujâdila 22⦘.
Médite ce passage : c’est l’un des trésors de cet ouvrage, digne qu’on y revienne sans cesse ; à Allah sont la louange et la grâce.
En résumé, Allah — glorifié soit-Il — a octroyé au serviteur ces connaissances, en a multiplié les voies et les lui a facilitées plus qu’aucune autre, tant il en a besoin dans sa vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Il a, en outre, placé dans la raison la conviction de la beauté de Sa loi et de Sa religion — Son ombre sur terre —, de Sa justice envers Ses créatures et de Sa lumière dans l’univers, à tel point que, si toutes les intelligences de l’humanité se rassemblaient et se concentraient dans l’homme le plus sage (1) d’entre eux, elles ne pourraient imaginer rien de plus excellent, de plus équitable, de plus bénéfique ni de plus salutaire pour la création, ici-bas comme dans l’au-delà.
Cette religion est donc le plus grand de Ses signes, la preuve la plus éclatante, l’argument le plus manifeste qu’Il est Allah, qu’il n’est d’autre dieu que Lui, qu’Il possède toute perfection et qu’Il est exempt de tout défaut ou équivalent, sans même parler du fait que