Puis Il a grandement facilité à l’homme l’accès aux savoirs qui lui sont nécessaires, et plus ce besoin est pressant, plus Il lui en a ouvert les voies avec largesse.
Il lui a ainsi accordé la connaissance de son Créateur, de Celui qui l’a façonné et tiré du néant, – exalté soit-Il –, ainsi que la reconnaissance de Son existence, et Il a aplanit devant lui les chemins menant à cette connaissance. Il n’est, en effet, aucune science plus noble ni plus manifeste pour la raison et pour la disposition innée, et nul domaine n’offre plus de voies, plus probantes, plus claires ni plus évidentes que celles qui y conduisent. Tout ce que tu vois de tes yeux, entends de tes oreilles, conçois par ton cœur, tout ce qui traverse ton esprit, tout ce qui tombe (1) sous l’un de tes sens est un signe qui renvoie au Seigneur.
Les voies qui mènent à la connaissance de l’Artisan sont donc innées et nécessaires ; aucune science n’est plus élevée qu’elle. Et, pour tout argument avancé en faveur de l’existence de l’Artisan, la certitude de Son existence demeure plus éclatante que l’argument lui-même. C’est pourquoi les messagers dirent à leurs peuples : « Se peut-il qu’il subsiste un doute au sujet d’Allah, Créateur des cieux et de la terre ? » [Ibrâhîm : 10] ; ils les interpellèrent comme des gens chez qui aucun doute, de quelque nature que ce soit, ne devrait effleurer l’esprit quant à l’existence d’Allah, exalté soit-Il.
Il a ensuite dressé, pour attester Son existence, Son unicité et Ses attributs de perfection, des preuves de toutes sortes, qu’Il seul pourrait dénombrer.
Puis Il a implanté tout cela dans la disposition naturelle (fitra) et l’a déposé, en bloc, dans l’intellect.
Ensuite Il a envoyé les messagers pour le leur rappeler. D’où Sa parole : « Rappelle, car le rappel profite aux croyants » [Adh-Dhâriyât : 55] ; et Sa parole : « Rappelle donc, si le rappel peut être utile » [Al-A‘lâ : 9] ; et Sa parole : « Tu n’es qu’un avertisseur » [Al-Ghâshiyah : 21] ; et Sa parole : « Qu’ont-ils donc envers le rappel ? »