Le premier : le bayân intellectuel, par lequel l’esprit distingue entre les connaissances.
Le second : le bayân verbal, grâce auquel on exprime ces connaissances et on les transmet à autrui (1).
Le troisième : le bayân graphique, écrit, au moyen duquel on trace ces mots, si bien que le lecteur saisit leur sens tout comme l’auditeur saisit le sens des paroles.
Ainsi, celui-ci est un éclaircissement pour l’œil, celui-là un éclaircissement pour l’ouïe, et le premier un éclaircissement pour le cœur.
Il arrive fréquemment qu’Allah, exalté soit-Il, associe ces trois facultés, comme lorsqu’Il dit : « L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela on sera interrogé » [Al-Isrâʾ : 36], et : « Allah vous a fait sortir du ventre de vos mères dénués de tout savoir ; puis Il vous a donné l’ouïe, la vue et les cœurs afin que vous soyez reconnaissants » [An-Naḥl : 78]. En revanche, Il blâme ceux qui ne tirent aucun profit de ces facultés pour acquérir la guidée et la science utile, ainsi qu’Il dit : « Sourds, muets, aveugles » [Al-Baqarah : 18], et : « Allah a scellé leurs cœurs, leur ouïe, et un voile recouvre leur vue » [Al-Baqarah : 7]. L’exposé détaillé de ce point a déjà été présenté (2).
Avertissement : contemple la sagesse du Très-Subtil, du Parfaitement Connaisseur, qui a accordé à l’être humain la science nécessaire à la rectitude de sa vie d’ici-bas et de l’au-delà, tout en lui refusant la connaissance de ce dont il n’a pas besoin ; l’ignorer ne lui nuit pas, et le connaître ne lui procure qu’un bénéfice bien mince (3).