et qui a fait parler sa langue et mouvoir ses doigts ? Qui a affermi les phalanges par la paume, et la paume par l’avant-bras ?
Combien de signes d’Allah nous demeurent cachés dans cette faveur qu’est l’enseignement par le calame !
Arrête-toi donc un instant lorsque tu écris, et considère ta situation : tu tiens le calame, simple objet inanimé, tu le poses sur le parchemin, lui aussi inanimé, et de l’union de ces deux corps sans vie naissent toutes sortes de sagesses, de sciences, d’arts épistolaires et oratoires, de vers et de prose, ainsi que les réponses aux questions !
Qui a fait couler ces idées (1) dans ton cœur, les a dessinées (2) dans ton esprit, puis a fait jaillir sur ta langue les formulations qui les expriment, avant de mettre tes doigts en mouvement pour qu’elles deviennent une inscription étonnante, dont la signification dépasse encore l’apparence ? Par elle tu poursuis tes desseins, tu satisfais (3) le besoin caché en ton sein ; tu l’envoies vers des contrées lointaines et des régions reculées : elle y tient ta place, traduit ta pensée, parle en ton nom, supplée ton messager et t’apporte ce qu’aucun envoyé ne saurait t’apporter — hormis Celui qui a enseigné par le calame, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas !
Or l’enseignement par le calame requiert trois niveaux : l’existence mentale, l’existence verbale et l’existence graphique.
Cet enseignement montre donc qu’Il — exalté soit-Il — est le Donateur de ces niveaux, tandis que Sa parole : « Il créa » atteste qu’Il confère l’existence concrète ; ainsi, ces versets — avec