ni ne couvrirait sa nudité, ni ne se retiendrait d’une turpitude.
En vérité, bien des gens, n’eût été la pudeur qui les habite, n’auraient rien accompli de ce qui leur est imposé, n’auraient respecté le droit d’aucune créature, ne se seraient souciés d’aucun lien de parenté, ni ne se seraient montrés bienveillants envers leurs père et mère (1). Car l’élan qui pousse à ces œuvres est soit religieux – l’espoir de la bonne issue qu’elles réservent –, soit purement mondain et usuel (2) – la pudeur de leur auteur à l’égard des créatures. Il apparaît donc clairement que, sans la pudeur, qu’elle soit envers le Créateur ou envers les créatures, celui qui les accomplit ne s’y adonnerait pas.
Al-Tirmidhî (3) et d’autres rapportent ce hadith remontant au Prophète : « Ayez de la pudeur envers Allah comme il se doit. » — Ils demandèrent : « Qu’est-ce que la pudeur comme il se doit ? » Il répondit : « C’est de préserver la tête et ce qu’elle renferme, le ventre et ce qu’il contient, et de te rappeler les tombes et la décomposition. »
Le Prophète ﷺ a également dit : « Si tu n’as plus de pudeur, fais ce que tu veux. » (4)