Et sans la force de rétention, comment la nourriture resterait-elle dans le ventre (1) jusqu’à ce que l’estomac l’ait digérée ?!
Et sans la force digestive, comment serait-elle « cuite » (2), de sorte que son suc épuré atteigne toutes les parties du corps, jusqu’en ses profondeurs ?!
Et sans la force d’expulsion, comment les résidus nuisibles – qui deviendraient mortels s’ils demeuraient retenus – seraient-ils évacués aussitôt formés, de façon que le corps se soulage, s’allège et retrouve sa vigueur ?!
Médite donc sur la manière dont ces forces ont été mises à ton service pour veiller à tes intérêts.
Le corps ressemble à la demeure d’un roi où se tiennent sa suite et ses serviteurs ; le Roi y a placé des intendants (3) chargés d’en administrer les affaires : les uns, pour rechercher ce dont elle a besoin et le lui apporter (4) ; d’autres, pour recevoir ce qui arrive, le conserver et l’entreposer jusqu’à ce qu’il soit apprêté et convenable ; d’autres encore, pour le préparer, le parfaire puis le remettre aux habitants de la maison et le répartir entre eux selon leurs besoins ; enfin, certains veillent à balayer la demeure (5), à la nettoyer et à la débarrasser du fumier et des immondices.
Or, le Roi, c’est Allah, le Souverain véritable, le Manifeste, exalté soit-Il ; la demeure, c’est toi (6) ; la suite et les serviteurs, ce sont tes membres et tes organes ; quant aux intendants qui les gouvernent, ce sont ces forces qui