et l’instinct qui les requiert et les stimule :
La faim pousse à manger et le réclame, car c’est de l’aliment que dépend la subsistance du corps, sa vie, voire sa mort (1).
La torpeur appelle au sommeil et l’exige, puisqu’il procure au corps et aux membres repos, regain des forces et retour d’une énergie vive (2), non épuisée.
Le désir sexuel requiert l’accouplement, grâce auquel la descendance se perpétue, le besoin est assouvi et le plaisir atteint sa plénitude.
Tu vois ainsi ces sollicitations presser l’être humain d’accomplir ces actes et les lui réclamer sans qu’il ait à les choisir ; c’est là même la sagesse. En effet, si l’homme n’était sollicité par ces besoins qu’au moment où il déciderait de les satisfaire, il pourrait bien être détourné par les contingences qui le saisissent (3) ; son corps se consumerait, périrait, glisserait vers la corruption à son insu, comme lorsqu’il a besoin d’un remède ou d’un soin (4) et qu’il le repousse ou s’en détourne jusqu’à ce que la maladie s’installe et le détruise.
La sagesse du Subtil, du Parfaitement Informé, a donc voulu qu’il place en l’homme des ressorts et des stimulants qui le pressent