En outre, les pleurs et les cris (1) élargissent chez l’enfant les voies respiratoires, ouvrent les vaisseaux sanguins, les raffermissent et fortifient les nerfs (2).
Combien l’enfant retire-t-il de profit et de bénéfice de ces sanglots et de ces hurlements que tu entends !
Si telle est la sagesse qui sous-tend les pleurs provoqués par la douleur et la nuisance — sagesse que tu ignores et qui ne te viendrait presque jamais à l’esprit — sache qu’il en va de même pour la souffrance infligée aux enfants : les causes qui l’engendrent et les heureuses conséquences qu’elle entraîne recèlent des sagesses cachées à la plupart des gens. Leur discours à ce sujet est aussi confus que des cordes de puits emmêlées (3), et ils ont emprunté, dans ce domaine, plusieurs voies :
- Un groupe a déclaré : « Il ne s’agit que de la pure volonté, dépourvue de toute sagesse ou de tout but recherché. » Ils se sont ainsi fermé totalement cette porte, et chaque fois qu’on les interrogeait sur quelque chose, ils répondaient : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait » (Coran 21, 23).
Or cette parole (4) est des plus véridiques ; toutefois, elle n’a jamais eu pour objet de nier la sagesse du Très-Haut, la bienfaisance des conséquences de Ses actes ni les finalités qu’Il vise par eux. Le verset a plutôt pour but de Le déclarer, Lui seul, divinité et Seigneur : Sa sagesse étant parfaite, nul ne peut revenir sur Son jugement ni Le contester par des questions, car Il n’accomplit rien en vain et n’a créé aucune chose pour s’amuser ; seul sera interrogé au sujet de son acte celui qui s’est écarté