il déclare : « Cela ne présente aucune utilité ; quelle sagesse pourrait donc l’exiger ? »
Or les maîtres des arts et des métiers sont, tout comme lui, de simples êtres humains ; il lui est parfaitement possible d’apprendre leur savoir-faire, voire de les surpasser. Que doit-on alors penser de Celui dont la sagesse éblouit les esprits, de Celui qui ne connaît ni pair dans Sa sagesse ni associé dans Sa création ; Il ne souffre aucune forme de rivalité ?
Ainsi, quiconque s’imagine pouvoir jauger Sa sagesse (1) à l’aune de sa propre raison, érigeant celle-ci en critère, admettant tout ce qu’elle saisit et récusant tout ce qu’elle ne saisit pas, celui-là figure parmi les plus ignorants des ignorants.
Sache que, pour chaque chose dont la face sage échappe aux hommes, Allah renferme des sagesses multiples, impossibles à récuser ou à occulter.
Comprends maintenant que, sous l’implantation de ces poils, se trouvent une chaleur et une humidité telles que la nature a jugé nécessaire de les faire sortir sous forme de poils. Ne vois-tu pas que l’herbe pousse dans les terrains marécageux après l’assèchement de l’eau, du fait même de l’humidité qui les caractérise ?
C’est pourquoi ces régions comptent parmi les plus humides du corps ; elles sont les plus réceptives et les mieux disposées (2) à la pousse du poil. La nature expulse donc ces déchets et ces humeurs vers l’extérieur, où ils se transforment en poils. Si elle les retenait à l’intérieur du corps, ils lui nuiraient et porteraient atteinte à ses organes internes. Leur sortie constitue donc le pur intérêt de l’être vivant, tandis que leur rétention ne résulte que d’une déficience ou d’une lésion.
Il en va de même de l’écoulement du sang menstruel chez la femme : il est l’un de ses plus grands bienfaits et un élément de son équilibre. Son interruption, en revanche, révèle une corruption et une déficience de la nature.