Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

auprès d’un Souverain tout-puissant, contemplant le visage de son Seigneur et entendant Sa parole ; ou bien captif dans la prison suprême, enfermé entre les strates du Feu, soumis à un châtiment douloureux.

Si ce monarque avait compris ce qui avait été préparé pour lui, il aurait jalousement préservé sa royauté et se serait appliqué à rechercher le royaume qui ne s’achève ni ne disparaît. Mais les voiles de l’insouciance ont été tirés sur lui, afin qu’Allah accomplisse un décret déjà fixé.

Section (1)

  • Qui donc a disposé (2) dans la gorge deux conduits : l’un pour la voix et l’air qui parvient aux poumons (3), l’autre pour la nourriture et la boisson, à savoir l’œsophage menant à l’estomac ; et qui a placé entre eux une cloison empêchant chacun d’emprunter la voie de l’autre ? Si la nourriture passait par le conduit de la respiration jusqu’aux poumons, l’être vivant ne serait-il pas aussitôt anéanti ?!

  • Qui a fait du poumon un éventail pour le cœur, le rafraîchissant sans jamais se lasser ni faiblir, afin que la chaleur ne se concentre pas en lui (4) et ne l’anéantisse point ?!

  • Qui a créé les orifices destinés à l’évacuation des déchets alimentaires et leur a assigné des sphincters (5) qui les retiennent (6)

(1) Dalâʾil wa-l-iʿtibâr, p. 52 ; Tawḥîd al-Mufaḍḍal, p. 28-34. (2) Ms. N : « taʾammal man jaʿala » (« Médite sur Celui qui a créé »). (3) Ms. R : « wa-huwa al-ḥalqûm al-wâṣil ilâ al-riʾa » (« il s’agit du pharynx qui rejoint les poumons »). (4) Lectures divergentes : R : « takhull » ; Ḍ : « tataḥayyar » ; un autre manuscrit : « tataḥayyaz ». (5) Les copies de base portent « ashrâjan » (graphie sans point) ; la leçon retenue, d’après R et Ḍ, est le pluriel de sharj, terme désignant soit un conduit d’eau, soit la jonction de l’orifice anal ; sharaj signifie aussi les attaches d’une tente (al-Miṣbâḥ al-munîr). (6) Variantes : D, Q : « yaḍbuṭuhâ » (« la maintient »); R : « yaḍummuhâ wa-yaḍbuṭuhâ » (« la serre et la maintient »); Ḥ, N : « taqbiḍuhâ » (« la contracte »).
مقتدر، ينظرُ إلى وجه ربِّه ويسمعُ خطابَه، وإمَّا أسيرٌ في السِّجن الأعظم بين أطباق النِّيران في العذاب الأليم. فلو عَقَل هذا السُّلطانُ ما هُيِّاء له لضَنَّ بمُلكه، ولسعى في المُلك الذي لا ينقطعُ ولا يبيد، ولكنَّه ضُرِبَت عليه حُجُبُ الغفلة، ليقضي الله أمرًا كان مفعولًا. فصل (١) * من جعل (٢) في الحلق منفذين: أحدهما: للصَّوت وللنَّفَس الواصل إلى الرِّئة (٣). والآخر: للطَّعام والشراب، وهو المريءُ الواصلُ إلى المعدة. وجَعَل بينهما حاجزًا يمنعُ عُبورَ أحدهما في طريق الآخر، فلو وَصَل الطَّعامُ من منفذ النَّفَس إلى الرِّئة لأهلك الحيوان؟! * من جعل الرِّئة مِرْوحةً للقلب تروِّحُ عليه لا تَنِي ولا تفتُر، لكيلا تنحصر (٤) الحرارةُ فيه فيهلك؟! * من جعل المنافذ لفضلات الغذاء، وجعل لها أشراجًا (٥) تضبطها (٦)
(١) «الدلائل والاعتبار» (٥٢)، «توحيد المفضل» (٢٨ - ٣٤). (٢) (ن): «تأمل من جعل». (٣) (ر): «وهو الحلقوم الواصل إلى الرئة». (٤) (ر): «تخل». (ض): «تتحير». وفي نسخة: «تتحيز». (٥) في الأصول: «أسراجا»، بالمهملة. والمثبت من (ر، ض). جمع شَرْج، وهو مجرى الماء، ومجمع حلقة الدبر. والشَّرَج: عرى الخباء. «المصباح المنير». (٦) (د، ق): «يضبطها». (ر): «يضمها ويضبطها». (ح، ن): «تقبضها».

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